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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 10:24

Avril 2012

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 « Le Soldat n’est pas un homme de violence. Il porte les armes et risque sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes. Son mérite est d’aller sans faillir au bout de sa parole tout en sachant qu’il est voué à l’oubli »

(Antoine de SAINT EXUPERY)

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Notre Député Maire Louis Giscard d'Estaing auprès de nos Armées

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Notre Député Maire Louis Giscard d'Estaing auprès de nos Armées

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Notre Député Maire Louis Giscard d'Estaing auprès de nos Armées

  • Editorial  Avril 2012 Reflexions J-3

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Correpondant Défense de Chamaliéres Conseiller Municipal  

 

  • Voter est un acte citoyen 

  • Etre informé des programmes des candidats

  • Prévoir des procurations en cas d'absence auprès du commissariat de police

  • Faire attention aux horaires des bureaux de vote

  • Nous avons besoin d'une armée forte

Cordialement

Claude Barbin

 

SOUVENONS NOUS

 

 

 

Lettre ASAF 12/04

Elections et Défense : au-delà des déclarations !

« Ne pas subir »
 (Maréchal de Lattre de Tassigny)
 

 

 

Elections et Défense : au-delà des déclarations !

 

 

Seuls deux candidats ont prononcé à ce jour un discours sur la Défense. Ce thème, très peu médiatisé, ne fait pas vraiment recette et suscite peu de questions de la part des journalistes. Les candidats, à la pêche aux voix, ne souhaitent pas évoquer et défendre des dépenses dont la plupart des Français ne veulent pas entendre parler; tous se gardent bien de justifier la raison d'être d'une armée.
Les principaux candidats ont tout de même fait connaître, souvent de manière évasive et succincte,  leurs options dans quelques revues spécialisées. L'essentiel de ces textes a d'ailleurs été mis en ligne sur le site de l'ASAF (www.asafrance.fr) qui a ouvert une rubrique spéciale « élections ».

 

 

Eléments de synthèse

 

Unanimité sur la force de dissuasion nucléaire.

Ce point est d'autant plus intéressant quand on se souvient de la vive opposition suscitée par la décision de créer cette force dans les années 60 et alors qu'aujourd'hui  certains prônent une sortie plus ou moins rapide du nucléaire civil.

 

Consensus apparent sur l'effort de défense.

Tous affirment que la France  « ne doit pas baisser la garde », que la Défense ne doit pas être une « variable d'ajustement » et que les armées doivent disposer des « capacités à la hauteur des ambitions de la France ».
Mais Messieurs Hollande et Bayrou annoncent une réduction du budget de la Défense en proportion des autres postes du budget de l'Etat (sauf celui de l'éducation nationale...) ; Monsieur Mélenchon proclame qu'il faut le stabiliser sans en préciser le niveau,  tandis que Madame Le Pen prévoit de le remonter à 2%  du PIB (hors pensions) en 5 ans ; il est aujourd'hui à 1,6%.

 

Clivage sur l'OTAN et la Défense européenne.

Messieurs Bayrou, Hollande et Sarkozy sont, à quelques nuances près, pour le maintien de la France dans l'OTAN et affirment leur  volonté de bâtir une Europe de la Défense, alors que Madame Le Pen s'engage à quitter le commandement intégré de l'OTAN et à privilégier un axe Paris- Berlin- Moscou et que Monsieur Mélenchon  a décidé de sortir de l'Alliance atlantique et de privilégier l'ONU.

 

 

Interrogations

 

S'agissant du Livre blanc, faudra-il en rédiger un nouveau pour connaître le cadre stratégique dans lequel le candidat élu va conduire sa politique de défense ? Comment  croire que  des responsables politiques dans l'opposition depuis des années n'aient pas encore analysé la situation mondiale pour définir ce cadre stratégique qui conditionne en fait l'ensemble de la politique de la France dans laquelle se place sa défense ?
En réalité, il est à craindre que la perspective d'une réécriture du Livre blanc donne aux candidats la possibilité de justifier a posteriori les coupes budgétaires qu'ils ne veulent pas encore annoncer.

Pourtant, les récents évènements qui se sont déroulés tant en France qu'à l'étranger devraient plaider pour le maintien, voire le renforcement de l'effort de défense malgré les contraintes liées à la dette.

 

Ainsi, sur le territoire national, une catastrophe naturelle ou technologique de grande ampleur nécessiterait des capacités de renforcement dont seule  une armée moderne est dotée avec des unités disponibles, entraînées et équipées de matériels puissants. Au Japon, Fukushima a mobilisé 100 000 militaires soit l'équivalent de la totalité de l'armée de terre française.
Imaginons aussi que ce qui s'est produit à Toulouse par l'action d'un seul soit multiplié par dix. Qui peut ignorer alors l'impérieuse nécessité  de pouvoir déployer très rapidement des unités militaires en renfort des forces de sécurité intérieures dans les zones concernées partout en France?

 

Plus prés de nous, la Méditerranée constitue aujourd'hui la frontière la plus sensible du continent. La France une fois encore est en première ligne. Si l'Europe peut s'appuyer sur un chapelet de bases situées à moins de 500 km des côtes sud, personne ne peut nier que, dans cette zone peuplée de 250 millions d'habitants, toute crise aura un impact immédiat en Europe. A cet égard le conflit israélo palestinien qui dure depuis plus de 60 ans concerne directement la sécurité intérieure de la France dans la mesure où notre pays accueille les deux communautés religieuses concernées les plus nombreuses d'Europe et dont les membres possèdent en outre très souvent la double nationalité.

 

Plus largement, l'Afrique - sahélienne et subsaharienne - revient au cœur de nos préoccupations en raison de son instabilité et de son trop faible  développement économique pour une démographie galopante.
Là encore, la France, et avec elle l'Europe, sera contrainte d'aider ces Etats fragiles, dont les frontières sont remises en question, à assurer leur sécurité intérieure et extérieure. Il y va de la vie de nos ressortissants mais également des risques de flux migratoires considérables susceptibles de se déverser sur une Europe opulente et vieillissante. Notre destin est lié à celui de l'Afrique ; la géographie commande. Nos forces y seront inévitablement engagées.

 

 

Dans ce contexte, il appartient aux candidats de s'exprimer clairement sur leurs intentions concernant notre défense et les moyens qui y seront affectés, sans masquer les réalités.
L'ASAF, pour sa part,  poursuivra  son action dans l'ensemble du pays auprès de tous les Français pour expliquer le rôle et la place centrale de l'armée dans la Nation.
Elle rappellera sans relâche  aux responsables politiques leurs obligations  en matière de défense car les lâchetés d'aujourd'hui se paieront demain par le sang des Français.

 

Rédaction de l'ASAF

 

Jeudi, 12 Avril 2012 16:59
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Postulant  la charge de chef des armées, les cinq principaux candidats à l'élection présidentielle manifestent une belle unanimité à défendre, au moins dans leur discours, la crédibilité de nos armées, puissant atout pour faire entendre la voix de la France dans le monde. Tous reconnaissent la compétence, l'esprit républicain, la discipline de nos armées, lesquelles, malgré des réformes successives et des contraintes budgétaires lourdes, s'acquittent avec courage et dévouement de leurs missions.
Par le général Marc ALLAMAND

Y-a-t-il une grande différence dans leur vision stratégique?

Partant d'une analyse des menaces quasiment identique pour N. Sarkozy, F. Hollande et F. Bayrou, la stratégie adoptée est dans la continuité de la politique menée grosso modo par la France  depuis des décennies, sauf qu'à l'évidence N. Sarkozy se montre le plus atlantiste . Tous les trois veulent une France forte, au sein d'une défense européenne à relancer ou à consolider (c'est pour F. Bayrou une « ardente obligation »), dans le respect de l'Alliance Atlantique.
Ni F. Bayrou , ni F. Hollande ne parlent de ressortir du commandement intégré, bien que le premier fût contre et que le second veuille évaluer cette intégration, effectuée, selon lui, sans contreparties.
 

Ce sont les extrêmes qui proposent une véritable rupture par  la vision stratégique qu'ils ont de la place de la France dans le monde. Rejetant tous les deux clairement le lien de la France avec les Etats Unis ( véritable ennemi pour JL Mélenchon, handicap au développement d'une défense européenne pour M. Le Pen), ils militent pour une réorientation de notre stratégie, au final,  recentrée sur notre indépendance nationale.

- M. Le Pen prône quand même un partenariat stratégique et industriel avec la Russie «  condition de l'unification de la masse continentale européenne et d'une géopolitique forte fondée sur un axe franco-germano-russe. L'inverse, dit-elle, d'une Europe de la Défense purement chimérique et d'ores et déjà mort-née du fait de notre retour dans l'Otan. »

- JL  Mélenchon se fait une autre idée du monde et milite pour «  un altermondialisme diplomatique et militaire. » Il veut donc sortir de l'OTAN. Il est contre une Europe de la Défense atlantiste. Il veut promouvoir une ONU réformée et renforcée, avec une défense nationale souveraine.

Les cinq candidats, avec une  unanimité qu'il faut souligner, proclament la nécessité de conserver la dissuasion nucléaire comme pilier de notre défense.

Seul JL Mélenchon veut en alléger le coût en supprimant la composante aérienne jugée, selon lui, obsolète. Il s'engage, par ailleurs, à mettre tout le poids de la France au service d'un désarmement nucléaire multilatéral et rejette toute forme de participation au projet de bouclier anti-missiles.

De la même façon, tous les candidats prônent une industrie de l'armement forte (emploi, chômage et recherche les y conduisent), industrie à développer dans un contexte européen, élargie à la Russie pour M. Le Pen, ou strictement nationale pour JL Mélenchon qui veut créer un pôle public de l'armement, et remettre en cause les accords franco-anglais.

La Défense ne sera pour aucun candidat, la variable d'ajustement.

Marine Le Pen, malgré la crise,  est la seule à s'engager à revenir en cinq ans à 2% du PIB (hors pensions).
Pour les autres, la Défense doit participer à l'effort de réduction des déficits dans les mêmes proportions que les autres missions de l'état. Poursuite du départ d'un fonctionnaire sur deux , au moins jusqu'en 2014 pour Nicolas Sarkozy, qui prévoit tout de même en 2012 de maintenir le budget au niveau actuel.
François Hollande est tenu, lui, par son engagement de recruter 65000 fonctionnaires en cinq ans, à enveloppe constante. Il ne s'est pas prononcé sur la manière dont il y arriverait et sur les conséquences engendrées pour la Défense.
François Bayrou lui continuera d'administrer la purge, le temps que l'économie française se refasse une santé, mais il promet que les armées bénéficieront alors, « à due proportion, des marges de manoeuvre, que la nation aura retrouvées »
Quant à Jean Luc Mélenchon, il promet d'arrêter l'hémorragie des effectifs, sans réduire, mais sans augmenter, le budget de la défense.

Pour façonner l'outil dont la France a besoin demain, tous parlent de la nécessité d'écrire un nouveau Livre Blanc, que ce soit entre experts, ou  au terme d'un débat populaire comme le souhaite JL Mélenchon ou encore suite à un véritable « Grenelle de la Défense » pour M. Le Pen.
Mais devançant les conclusions de cette étude, trois candidats se prononcent sur des objectifs à réaliser:
Pour M. Le Pen, « les objectifs de format des forces pour 2020 constituent un seuil en dessous duquel la cohérence de l'ensemble serait menacée ».Elle propose en plus, de lancer la construction d'un 2eme porte-avions et de créer une garde nationale de 50000 hommes.
Pour F. Bayrou il n'est pas question de remettre en cause le contrat opérationnel fixé dans le Livre Blanc de 2008.
JL Mélenchon préconise, lui, d'acquérir la capacité complète de projection autonome d'une brigade interarmes et d'en finir avec les externalisations et les privatisations.
Face au problème de la décision d'engagement de nos forces armées, seul F. Hollande se prononce pour un rôle accru du parlement et un rééquilibrage des rôles du Président de la République , du 1er Ministre et du Ministre de la Défense.

Concernant l'Afghanistan, JL Mélenchon promet d'engager le retrait immédiat de la totalité des forces françaises , F. Hollande, malgré un  souci affiché de concertation avec les alliés, a programmé le retrait pour la fin 2012, N. Sarkozy pour la fin 2013 en laissant un noyau d'instructeurs et F. Bayrou, lui, respectera le calendrier prévu par les alliés pour ne pas remettre en cause la parole de la France.

Pour finir, tous affirment la nécessité de renforcer (ou de reconstruire) le lien armées nation et l'esprit de défense.
- Par un dialogue rénové au sein de l'institution (F. Bayrou)
- En redonnant de la vigueur aux mécanismes de concertation et en revoyant deux aspects de la condition militaire : la participation à la vie citoyenne et la liberté professionnelle (F. Hollande)
- En revoyant les conditions du dialogue social dans les armées grâce à des représentants légitimes (JL Mélenchon, qui, on le notera, ne prononce pas, de même que F. Hollande, le mot de syndicalisme)
- Par une série de mesures affectant aussi bien le monde de l'Education Nationale ( drapeau national arboré en permanence au fronton des écoles , collèges et lycées de la République), que celui des  politiques et de la haute administration, ( instauration d'un stage de défense obligatoire) ou encore de l'institution elle même, en renforçant le rôle des instances de concertation et le droit d'expression des militaires ( M. Le Pen).

La plupart s'engage à développer les réserves opérationnelles et citoyennes. Seuls JL Mélenchon et M. Le Pen évoquent le retour de la gendarmerie dans le giron de la Défense. F. Hollande se contente de parler d'une évaluation de cette réforme.

En résumé,

N. Sarkozy, F. Hollande, et F. Bayrou , dans une certaine continuité de la politique actuelle,  mettent une partie de notre défense entre les mains d'organisations supranationales, EU, OTAN, au risque d'abandonner des champs de compétence et de capacité, si le budget diminue . M. Le Pen et JL. Mélenchon choisissent, eux, de construire un outil purement national , quitte à en déléguer l'emploi en fonction des circonstances.
 

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