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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 15:06

 

     Le 1er adjoint et conseiller général de Chamalières,

               Alain Bresson, est décédé  

   

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La Montagne

 

Clermont Secret avec Alain Bresson le 17/06/13 ? la mairie de Chamali?res Photo Sophie Grand - Sophie Grand

Clermont Secret avec Alain Bresso Photo Sophie Grand - Sophie Grand

 

 

Alain Bresson, figure emblématique de Chamalières, conseiller général et 1er adjoint de la commune, est décédé samedi. Un homme de conviction dont le sourire manquera à tous ceux qui l’ont connu.

   

 Il exerçait ses mandats avec passion et abnégation, toujours à l’écoute de tous, maîtrisant les dossiers, aussi bien sur les aspects techniques, économiques qu’humains. 

   

Né le 19 septembre 1941 à Clermont-Ferrand, docteur en Chimie Organique Approfondie, il fut directeur des laboratoires de MSD-Chibret de 1968 à 2001, date à laquelle il prit sa retraite auprès de son épouse Françoise. Il était marié depuis 1967 et a eu deux fils. 

   

Conseiller municipal depuis 1989 auprès de Claude Wolff, c’est après le décès de ce dernier que Louis Giscard d’Estaing lui confiera la tâche de 1er adjoint de la commune en mai 2005, confiance renouvelée en mars 2008. En septembre 2007, lors d’une élection cantonale partielle, il sera élu conseiller général du canton de Chamalières; mandat renouvellé lors des élections cantonales générales de 2011. 

   

Il fut également conseiller communautaire à Clermont Communauté jusqu’en mars 2014. Il oeuvra particulièrement pour Chamalières dans les domaines du cadre de vie, du développement durable, mais aussi de la sécurité et dans le domaine de la circulation et du stationnement. Lors des dernières élections municipales, il accepta de repartir avec Louis Giscard d’Estaing et « apporta tout son soutien avec fidélité et loyauté à celui qu’il aimait appeler ”notre maire” » souligne Franck de Magalhães, directeur de cabinet de Louis Giscard d’Estaing.

   

Il fut de nouveau élu 1er adjoint au maire lors du conseil municipal du 30 avril dernier. Chevalier des Palmes Académiques, Alain Bresson était également vice-président de l’association de la Croix Marine d’Auvergne pour les personnes souffrant de troubles mentaux depuis 2003. Passionné de rugby, il ne manquait aucun match pour soutenir son équipe favorite, l’ASM. Sportif, il courait d’ailleurs le marathon en 3 h 10. Alain Bresson « fut un homme droit, juste, loyal et fidèle aussi bien dans ses idées politiques que dans ses amitiés et respecté de tous. C’est un humaniste qui nous quitte ». 

   

Un registre de condoléances sera à la disposition du public à l’hôtel de ville de Chamalières, dans la salle du Conseil.

   

(Article de La Montagne)

 

 

 

 

Alain Bresson

L’hommage est unanime,

Chamalieres a perdu un grand serviteur, dévoué, efficace au plus proche des préoccupations des Chamalierois, toujours prêt au dialogue constructif.

 

 

 

Le conseil municipal, un collègue d’humeur égal, amical, avenant, connaissant parfaitement ses dossiers ne cherchant jamais la polémique, toujours prêt à expliquer et à ramener les discussions sur le bon sens pour Chamalieres, loin des combats politiciens, Alain Bresson avait l’autorité naturelle de ceux qui travail et qui non pas besoin d’éclat de voix pour se faire entendre, pour convaincre ; pour agir.

 

 

 

A titre personnel, au-delà des moments de travail ,de sérieux qui le caractérisaient je conserverai deux souvenirs bien présents.

 

 

 

 

Alain Bresson durant une commémoration, impassible sous la pluie aussi bien durant la cérémonie que durant son discours refusant le parapluie qu’on lui tendait pour respecter son auditoire d’anciens combattants dans l’incapacité matériel de se protéger de l’averse

 Je me rappelle également de son soutien sans faille dans une association qui avait profité de ma jeunesse dans le poste de conseiller Municipal pour me malmener

 

Mes pensées respectueuses  pour son épouse et sa famille

Claude BARBIN

 

 

  « Le Soldat n’est pas un homme de violence. Il porte les armes et risque sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes. Son mérite est d’aller sans faillir au bout de sa parole tout en sachant qu’il est voué à l’oubli »

(Antoine de SAINT EXUPERY)    

 

 

   Editorial MAI 2014 :
 

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Chers Abonnés,

 

Chers Camarades d’Active, de Réserve et du Monde Combattant,

Chers Collegues,  Chers Amis Chamaliérois

 

 

 

  • 7 Mai anniversaire de la chute de Dien Bien Phu 
  • 8 Mai Anniversaire de la fin de la seconde Guerre mondiale
  •    

 Me donne l'occassion de rappeller dans ce bulletin de liaison ,quel fut l'engagement héroique de nos troupes en indochine,magnifiquement decrit dans "la 317 Sections"par un natif de Chamalieres  qui bientot donnera son Nom à un lieu de notre ville Pierre SCHOENDOERFFER et de vous inviter tous à venir commemorer à Chamalieres l'anniversaire du 8 Mai 1945.

 

 

 

Vous retrouverez ,le point Presse du ministere de la Défense à la fois pour suivre nos troupes en RCA et le prépositionnement de nos avions Rafales en Pologne en reaction à la situation,en Ukraine

 

 

 

    Claude Barbin

    Correspondant Défense de Chamalieres conseiller municipal 

 

 

  • Lettre du CEMAT

Le général de corps d'armee Bruno Ract Madoux, futur CEMAT, lors de la prise...

Le Général Ract-Madoux

Lettre du CEMAT

  http://www.atdm34.net/images/stories/cemat/lettreinfo_CEMAT_24.pdf

 

 

Ministere de la defense Point Presse du 30 Avril 2014

 http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&frm=1&source=web&cd=4&ved=0CEAQFjAD&url=http%3A%2F%2Fwww.defense.gouv.fr%2Fcontent%2Fdownload%2F267527%2F3324389%2Ffile%2F140430%2520DICoD%2520R%25C3%25A9sum%25C3%25A9%2520du%2520point%2520presse.pdf&ei=MlZnU8-MGaaa1AX2o4GIBA&usg=AFQjCNH9LUtLuU1VRPQPsgHJSS8tLjibKQ

 

 

Le 8 mai marque la date anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe occidentale.

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Le 7 mai 1945, à 2h41, un premier acte de capitulation allemande est signé à Reims. Les combats doivent cesser à 23h01, le 8 mai, heure française. La nouvelle n'est communiquée officiellement en France que le lendemain.

 

Le 8 mai, à 15h00, les cloches de toutes les églises françaises sonnent donc officiellement la fin de la guerre tandis que le général de Gaulle en fait l'annonce radiophonique. « La guerre est gagnée. Voici la victoire. C'est la victoire des Nations Unies et c'est la victoire de la France », déclare le général de Gaulle dans un message radiophonique. Entouré par la foule, il va se recueillir ensuite sur la tombe du soldat inconnu, à l'Arc de triomphe. La population laisse éclater sa joie. Le 8 mai après-midi et le 9 mai sont déclarés exceptionnellement fériés. La foule envahit les rues, entonnant la Marseillaise et des chants patriotiques. Les scènes de liesse rappellent celles qui avaient accompagné la Libération, à l'été et à l'automne 1944.

 

Le 8 mai, la capitulation générale allemande est signée à Berlin par le maréchal Wilhelm Keitel. Les Soviétiques, maîtres de la ville depuis le 2 mai, estiment en effet que la capitulation de Reims n'est qu'un acte préliminaire. La France, signataire aux côtés des Alliés de ces deux actes, est représentée à Reims par le général Sevez, à Berlin par le général de Lattre de Tassigny. La reddition sans conditions de l'Allemagne nazie met fin en Europe à un conflit de six ans qui a fait plusieurs dizaines de millions de morts.

 

Toutefois, la date du 8 mai ne marque pas la fin de la présence militaire allemande sur l'ensemble du territoire français. Les dernières poches de résistance, à Dunkerque, Lorient et Saint-Nazaire, ne tombent que les jours suivant la capitulation du Reich.

 

Le 8 mai a été déclaré jour férié de commémoration, en France, le 20 mars 1953.

 

Le 8 mai commémore la capitulation allemande intervenue en 1945. Si aujourd'hui, cette date est un jour férié, cela n'a pas toujours été le cas.

 

 

7 mai 1945, 2h41, le maréchal allemand Alfred Jodl signe la réddition allemande à Reims. Dès le lendemain, sur demande de Staline, une nouvelle signature se déroule à Berlin en présence de représentants soviétiques, anglais, français, allemands et américains. Le texte, signé par l'Allemagne, prévoit la fin des combats le 8 mai 1945 à 23h01.

Le même jour, dans une allocution radiophonique, le général de Gaulle annonce que "la guerre est gagnée". Dans le document on y entend la Marseillaise et les cloches accompagner le discours du symbole et du chef de la France résistante.

 

 

 

 

 

 

Dès 1946, l'Assemblée constituante déclare le 8 mai comme date de commémoration de la capitulation allemande. Mais seulement s'il tombe un dimanche. Dans le cas contraire, elle sera célébrée le premier dimanche suivant le 8 mai.

 

 

En 1948, François Mitterrand, alors ministre des Anciens combattants, confirme que le 8 mai n'est pas un jour férié, avançant notamment l'argument de l'effort de reconstruction qui ne peut souffrir d'un jour chômé.

 

 

En 1951, revirement de situation, la date du 8 mai est retenue comme date de commémoration quel que soit le jour de la semaine. Et en 1953, le général de Gaulle instaure le 8 mai comme jour férié. Il en sera ainsi jusqu'en 1959 date à laquelle le même général de Gaulle décide de célébrer la capitulation allemande le deuxième dimanche de mai. Le 8 mai n'est donc plus férié. Seule entorse à cette nouvelle règle, le 8 mai 1965 à l'occasion du 20e anniversaire de la victoire alliée est ponctuellement rétabli comme jour férié.

 

 

Trois ans plus tard, en 1968, le gouvernement rétablit à nouveau le 8 mai comme date de commémoration de la capitulation allemande, mais ce dernier n'est pas férié. Les célébrations ont lieu en fin de journée.

 

 

En 1975, Valéry Giscard d'Estaing décide de rayer du calendrier les célébrations du 8 mai pour "pour mettre en avant la volonté des Européens d'organiser en commun leur avenir pacifique". Toutes les commémorations sont regroupées à la date du 11 novembre.

Enfin, après 35 ans de tergiversations, François Mitterrand fraîchement élu président de la République décide de rétablir les commémorations du 8 mai 1945 et d'en faire un jour férié non travaillé.

A noter qu'en Russie, les commémorations ont lieu le 9 mai, en raison du décalage horaire, les combats ayant officiellement cessé à 23h01, soit le 9 mai à 1h01 heure de Moscou.



 
 
   

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  • SOMMAIRE

  • Chamalieres et Le Monde Combattant

  •  5 mai 1928 : naissance de Pierre Schœndœrffer à CHAMALIERES 

  • Nos Unités de Coeur avec la ville de Chamalieres

  • 92RI

  • 36F

     

 

 

 

  •   7 Mai 1954 :  DIEN BIEN PHU   

 

 

 

 

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  •   Chamalieres et Le Monde Combattant

Site de la Ville de Chamalieres Lien:http://www.ville-chamalieres.fr

 

               Louis GISCARD d’ESTAING

                 Maire de Chamalières

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Les Adjoints et les Conseillers Municipaux

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vous convient à la

 

« Commémoration du 69ème Anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945»

Monument aux Morts 39/45 du Parc Montjoly

Mercredi 7 Mai 2014

Photo : Monument aux morts de la Mairie de Chamalières

 

Précédée à

 

18h00 : Inauguration de l’Exposition

«Les Juifs de France dans la SHOAH » et « Jacques BINGEN» »

Salle municipale du Carrefour Europe

en partenariat avec le Mémorial de la SHOAH

et l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre

 

18h30 : défilé en cortège jusqu’à la Place Bingen « Espace Jean Monnet »

pour la célébration du 70ème Anniversaire de la Libération (dépôt de gerbes)

19h00 : Cérémonie au Monument aux Morts du Parc Montjoly (dépôt de gerbes)  

        

        

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Le comité de Liaison de Chamalieres réunissant les Associations du devoir de Mémoire de Chamalieres Présidé par Alain Jaubert   ,s'organise et fera l'objet d'un prochain Article à l'issue des séances de travail que nous aurons ensemble pour une coordination encore améliorée.

     

 

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Louis GISCARD d’ESTAING

Maire de CHAMALIERES

 

Les Adjoints et les Conseillers Municipaux

 

 

vous convient à l’Inauguration de la

Place Pierre SCHOENDOERFFER

en présence de Mme Pierre SCHOENDOERFFER

 

Vendredi 16 Mai 2014 à 17 heures

A proximité de la Maison des Associations

rue des Saulées et de l’avenue Joseph Claussat

 

(Mise en place à 16h45)                                                         suivi d’un vin d’honneur

 

 

 

 

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Pierre Schœndœrffer nait le 5 mai 1928 à Chamalières.

   

Il est le quatrième enfant d’une fratrie de cinq.  En 1939, son père part chez « De Dietrich » à Niederbronn dans le Bas-Rhin. Évacuée à la déclaration de la guerre, toute la famille déménage à Annecy.

Lui qui n’a jamais vu la mer, rêve de devenir marin, et embarque comme matelot sur un petit chalutier à voile à 18 ans. A 19 ans, il embarque sur un caboteur de haute mer suédois comme matelot de pont léger et navigue essentiellement en mer Baltique et en Mer du Nord.

   

Appelé pour son service militaire, il rentre en France et s’inscrit comme volontaire pour partir en Indochine pour remplacer un cameraman qui vient d’être tué. Il est nommé caporal, puis caporal-chef. Il filme la guerre de 1952 à la chute de la bataille de Diên Biên Phù où il est fait prisonnier avec toute la garnison. Libéré fin août par les Accords de Genève, il reste en Indochine et se fait démobiliser sur place en janvier 1955. Il devient alors photographe pour des grands magazines étrangers et avec le pécule que lui rapportent ses reportages photographiques, il décide de boucler son tour du monde en rentrant par l’Est.

À Hong-Kong, il rencontre Kessel à qui il fait part de son désir de devenir cinéaste. Kessel lui promet de l’aider. Lorsqu’il le reverra à Paris, il l’imposera à un jeune producteur, Georges de Beauregard, pour tourner en 1956 le film que lui a écrit « La passe du diable » en Afghanistan. D’autres films suivront : « Ramuntcho » et « Pêcheur d’Islande » (adaptations des romans de Pierre Loti).

En 1963, il rédige La 317ème Section qui devient en 1964, un film de fiction, quasi documentaire sur la guerre d’Indochine et obtient le prix du scénario à Cannes. Dans la version longue d’Apocalypse Now, des scènes entières sont directement inspirées de La 317e Section.

   

Pierre Schœndœrffer écrit, en 1976, un roman, « Le Crabe-tambour« , qui obtient le grand prix du roman de l’Académie française. Il l’adapte pour le cinéma. Pour réaliser le film, il tourne pendant sept semaines sur un navire de guerre, l’escorteur d’escadre Jauréguiberry, pendant l’hiver dans l’Atlantique nord. Sorti en novembre 1977, le film reçoit trois Césars en 1978. Le film est inspiré par des épisodes de la vie du lieutenant de vaisseau Pierre Guillaume.

En 1982, réalise le film L’Honneur d’un capitaine, qui parle de la guerre d’Algérie.

En 1992, il réalise son film le plus ambitieux, « Diên Biên Phu« , tourné au Viêt Nam.

   

 

 

 

En 2004, il fait son dernier film : Là-haut, un roi au-dessus des nuages également tiré d’un de ses romans. Pierre Schœndœrffer réussit l’exploit d’insérer dans ce film des passages de ses tournages anciens, en particulier par l’utilisation des flash-backs, ce qui rend très réelle l’impression de vieillissement ou de rajeunissement) des acteurs.

En 2007, il se rend en Afghanistan, invité par le 1er régiment de chasseurs parachutistes (1er RCP), dont il est soldat de 1re classe d’honneur.

Le cinéma de Schoendoerffer devient le mausolée des rêves français d’une grandeur défunte. Il a mis en scène, non sans mélancolie, des perdants de l’Histoire qui sont aussi des figures que le cinéma français a, la plupart du temps, dédaignées.

   

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Pierre Schœndœrffer meurt le 14 mars 2012 à l’hôpital militaire Percy de Clamart, où il avait été transféré quelques jours auparavant à la suite d’une opération chirurgicale.

Le 19 mars, jour anniversaire de son parachutage à Ðiện Biên Phủ, ses obsèques sont célébrées en la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides à Paris, suivis d’un hommage national dans la cour d’honneur des Invalides en présence du Premier ministre François Fillon, du Ministre de la Défense Gérard Longuet, du Ministre des Anciens combattants et du Ministre de la Culture et de la Communication.

 

 

Il est inhumé au cimetière Montparnasse.

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Sa tombe se signale par deux magnifiques et menaçants serpents de bronze.

 

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Nos Unités de Coeur avec la ville de Chamalieres

 

  • Le 92e régiment d'infanterie à Clermont-Ferrand   
  • La 4 eme CIE (Les Rapaces) est Parrainnée par la ville de Chamalieres  

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L'insigne du 92e régiment d'infanterie

 

 

 

Descriptif

Tête de gaulois dans un écu d’argent bordé d’émail rouge; le fond de l’écu est découpé en pointe, numéro “quatre-vingt douze” d’émail rouge.

Symbolique

Le colonel BLANC, chef de corps du 92e régiment d'Infanterie en 1935-1936, créa le premier insigne. Il  choisit d'y faire figurer une tête de Gaulois casquée. En effet le Régiment implanté à Clermont-Ferrand avait à peu de distance le site de Gergovie où Vercingétorix avait infligé aux Romains leur première défaite. Le courage dans la lutte et la résistance de nos ancêtres constituaient une fameuse référence. L'Empereur Napoléon III avait d'ailleurs fait ériger un mémorial surmonté d'un casque gaulois, à l'issue des fouilles qu'il avait commandées sur le plateau de Gergovie. Cet insigne ancre solidement le régiment dans sa région. Il est homologué par la section de symbolique militaire du Service historique de l'armée de terre sous le numéro H 112.

Fort logiquement, les soldats du 92 s’appellent fièrement les Gaulois .

Le chant du régiment d'Auvergne

 

" Nos pères les Gaulois ont dû en combats sanguinaires
 Défendre la beauté la liberté de notre terre.
 Nous jurons d'être forts et grands
 Pour sauver le pays des francs
 Que les héros d'antan soient devant dieu témoins.
 Le régiment d'Auvergne marche,
 Le régiment d'Auvergne marche.

 Au cœur de notre France existe un pays de montagnes
 Où l'on entend encore les échos des grandes batailles.
 La vie, la mort s'y côtoient encore
 Quand nos armes sont sur le terrain
 S'il faut ennemi nous referons Gergovie.
 Le régiment d'Auvergne marche,
 Le régiment d'Auvergne marche.

 Dans la pluie, le vent, le soleil nous marchons vers la gloire
 Nous apporterons à nos armes l'ivresse de la victoire.
 Que ce chant soit une prière
 Pour les soldats de notre terre
 Et bientôt nos enfants chanteront dans nos rangs.
 Le régiment d'Auvergne marche,
 Le régiment d'Auvergne marche.”

Le cri du régiment d'Auvergne

" A moi, Auvergne...
 ce sont les ennemis ! "

Il vient du cri poussé par le Chevalier d'Assas à la bataille de Klosterkampf pour donner l'alerte face à une patrouille anglo-hanovrienne avant de mourrir. Le Chevalier d’Assas appartenait au régiment d’Auvergne, unité de l’Ancien Régime, dont le 92 se sent légitimement dépositaire des traditions.

Il est comme un cri de guerre au travers duquel tous ceux qui sont passés au régiment se reconnaissent. Il est issu de l'histoire propre du régiment et fait partie de son patrimoine.

Par ailleurs, les soldats du 92 aimaient chanter le refrain
 " Debout Soldat d'Auvergne,
   Debout ça va barder ! "
 qui, joint au cri du Chevalier d’Assas, est devenu la devise du régiment .

 

 

 

A l'assaut rapaces !

L’animal tournoie paisiblement dans le ciel, ne laissant rien présager du sort qu’il réserve à sa proie, puis par une attaque en piqué éclair, fonce sur sa cible à laquelle il ne laisse aucune chance. Tels sont les rapaces de la 4e compagnie, parfois imprévisibles mais terriblement efficaces et agiles dans l’action.

 

 

Le 92e Régiment d’Infanterie a confié l’un de ses VBCI pour participer à l’expérimentation de l’embarquement et du débarquement du véhicule à l’intérieur de l’A400M, le plus gros avion dont l’Armée de l’Air est dotée actuellement. Le pari était de faire monter le VBCI à bord, à l’aide de câbles,alors qu’il pèse plus de 30 tonnes. Le challenge est réussi. D’après les responsables de l’expérimentation, l’avion peut accueillir un véhicule en soute, avec son poids et sa taille ! Ce Véhicule Blindé de Combat d’Infanterie a été l’objet de tous les regards en l’espace d’une journée. Il ne lui manque plus qu’à effectuer son baptême de l’air à bord de cet oiseau de fer.

 

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L'A400M se pose à Clermont-Ferrand    

La Montagne

 

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A400 M Nouvel Avion Militaire, AIA, Clermont le 23/04/2014 Photo R Brunel - BRUNEL Richard

 

Noces curieuses que celles des deux monstres de technologie que sont l’avion A400M et le blindé VBCI. C’était hier à Clermont-Ferrand.

 

 

Certains mariages sont exceptionnels?! Mais les noces de fer, célébrées hier sur le tarmac de l’Atelier Industriel Aéronautique (AIA) d’Aulnat, furent à la hauteur de l’attente.

Tout le personnel de l’AIA était massé le long de la piste pour voir arriver la vedette. En bonne star, elle pointa son gros nez noir avec une petite demi-heure de retard. « Le voilà?! »

 

Les dizaines de paires d’yeux se tournèrent donc dans l’axe de la piste de l’aéroport d’Aulnat, la masse imposante se dessinant alors sur fond de ciel nuageux. Elle semblait fondre sur un objectif imaginaire tel un énorme oiseau de proie.

C’est que l’avion A400M était attendu comme une mariée que personne n’avait vue en « vrai ». En fait le dernier arrivé dans l’armée de l’air française n’avait jamais posé sa masse imposante sur le sol auvergnat.

Et il vint y faire d’une pierre deux coups?!

 

La mission principale consistait, hier, à valider l’embarquement et l’arrimage d’un véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI). Or, cet engin, qui a déjà fait ses preuves sur de nombreux théâtres d’opération dont l’Afghanistan et le Mali, équipe depuis plusieurs années les compagnies de combat du 92e régiment d’infanterie de Clermont-Ferrand.

La proximité avec Aulnat et le fait que cet aérodrome se situe sur l’axe Orléans-Istres (la mission du jour de l’A400M) ont décidé du lieu des noces.

À Aulnat début 2015

Autre intérêt de sa venue en Auvergne, ce nouveau gros-porteur, qui dotera bientôt le premier escadron de transport de l’armée française, effectuera des visites de maintenance à l’AIA.

 

Il s’agissait donc de profiter de sa venue pour évaluer les procédures d’atterrissage et de mouvement au sol.

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Pour François Cojan, directeur de l’AIA, qui, hier, et comme tout le monde, avait les yeux de Chimène pour le monstre des airs, cet avion représente de nombreuses heures de travail pour son établissement.

 

Le premier A400M devrait effectuer sa première révision à Clermont-Ferrand vers la fin du premier trimestre de 2015.

Il viendra alors compléter une gamme déjà impressionnante de machines volantes qui visitent l’Auvergne pour se refaire une santé : les antiques Transall, les Rafale, Mirage 2000, Alphajet, ou encore les hélicoptères Gazelle et surtout le Tigre, star des hélicos de combat.

 

Pour le 92e RI, représenté hier par le lieutenant-colonel Charles Arminjon, commandant en second et par un détachement technique, il s’agit d’une nouvelle possibilité de projection.

Cinquante points d’ancrage

 

Le blindé de trente tonnes, à l’issue de cette séance de tests et de validation, pourra désormais être délivré sur les théâtres d’opération, lorsque l’A400M aura terminé son cycle d’habilitations opérationnelles.

 

 

Ces noces de fer furent par ailleurs célébrées en présence de nombreux témoins et pas des moindres. Florent Bruel, responsable technique du programme VBCI à la Délégation générale de l’armement (DGA), était de ceux-ci. L’ensemble des observateurs et des spécialistes, dont la mission a consisté à valider la procédure d’embarquement, a veillé au respect des moindres détails. Y compris à l’efficacité des cinquante points d’ancrage?!

 

 

Texte : Rémi Bouquet des Chaux

Photo et vidéo : Richard Brunel   

             

36 F Flotille de l'Aéronaval

 

Marrainnée par la ville de Chamalieres

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  Embarquement immediat en Hélico Panther 

 

Lien:https://sites.google.com/site/sasflottille36f/

 

 

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7 Mai 1954 : La chute de DIEN BIEN PHU 

 

 

 Ὠ ξεῖν', ἀγγέλλειν Λακεδαιμονίοις ὅτι τῇδε κείμεθα, τοῖς κείνων ῥήμασι πειθόμενοι « Passant, va dire à Sparte que nous gisons ici pour avoir obéi à leurs lois » (Epitaphe célèbre de Simonide de Céos (-556 -467) célébrant la vaillance et le sacrifice des 300 Spartiates aux Thermopiles pendant la 2ème guerre médique en -480)
   
 

Diên Biên Phu, le « grand chef lieu d’administration frontalière » est habité par les Meos, rudes montagnards qui cultivent le pavot et font commerce de l’opium et par les Thaïs qui travaillent les rizières de la vallée et font du petit élevage. Cette localité, à la frontière du Laos, est reliée au reste du pays par la route provinciale 41 qui va jusqu’à Hanoï située à 250 kms et vers la Chine. C’est une cuvette de 16kms sur 9 entourée de collines de 400 à 550 mètres de hauteur et traversée par la rivière Nam Youm. 

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Au début de l’été 1953, l’Indochine entre dans sa 8ème année de guerre. Le Vietminh, très mobile, se meut avec facilité sur un terrain qu’il connaît parfaitement. Son corps de bataille est de surcroît numériquement très supérieur à celui du corps expéditionnaire français et bénéficie, en outre, de l’aide sans réserve de la Chine libérée de son action en Corée depuis la signature de l’armistice, le 27 juillet 1953. C’est dans ce contexte, que le 7 mai 1953, le Général Navarre se voit confier le commandement en chef en Indochine en remplacement du Général Salan. Navarre avait un grand principe : « On ne peut vaincre qu’en attaquant » et il décidera de créer à Diên Biên Phu une base aéroterrestre pour couper au vietminh la route du Laos et protéger ainsi ce pays devenu indépendant.

 

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                Quand les responsables français décident d’investir, la cuvette de Diên Biên Phu, ils savent pourtant que des forces régulières vietminh importantes de la division 316 du régiment 148 et du bataillon 910 occupent solidement la région depuis octobre 1952. Qu’à cela ne tienne ! L’endroit paraît idéal au commandant en chef ! Il est un point de passage obligé pour le vietminh qui ne pourra que très difficilement le contourner… De plus, il bénéficie d’un aérodrome aménagé durant la deuxième guerre mondiale par les Japonais tandis que le fond de la cuvette est une véritable plaine de plus de 100km² qui permettra l’emploi des blindés. Par ailleurs, le commandement français considérait en cet automne 1953 que le vietminh, vu l’éloignement de ses bases, à 500 kms de Diên Biên Phu, ne pourrait entretenir dans le secteur que deux divisions maximum… Il en conclut donc qu’il ne pourrait mener que de brefs combats en ne disposant, en outre, que d’une artillerie limitée qu’il sera aisé de détruire par les canons du colonel Piroth, qui s’était porté garant.

                 L’occupation de la cuvette fut fixée le 20 novembre 1953. Elle fut baptisée « opération Castor ». Ce sera le plus important largage de parachutistes de toute l’histoire de la guerre d’Indochine. Vers 11 h du matin, les deux premiers bataillons sont largués : Le 6ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux du Commandant Bigeard et le 2ème Bataillon du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes du Commandant Brechignac. Puis arriveront : le 1er Bataillon de Parachutistes Coloniaux, deux batteries de 75 sans recul du 35ème RALP, une compagnie de mortiers de 120 et une antenne chirurgicale. Le lendemain, les légionnaires du 1er Bataillon Etranger de Parachutistes sauteront ainsi que le 8ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux, des éléments du génie et le PC de l’opération (général Gilles, lieutenant-colonel Langlais avec 25 hommes). Le 22 novembre, le 5ème Bataillon de Parachutistes Vietnamiens est largué à son tour. Au soir du 22 novembre 1953, il y aura 4195 hommes dans la célèbre cuvette.

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                 Durant près de quatre mois, les soldats français vont aménager la cuvette en camp retranché. Les petites collines entourant le camp prennent le nom de Gabrielle, Béatrice, Dominique, Eliane, Anne-Marie, Huguette, Claudine, Françoise, Eliane, Junon, Epervier et enfin Isabelle.

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                 L’offensive vietminh débute dans la soirée du 13 mars 1954 par une intense préparation d’artillerie (près de 9000 coups) visant particulièrement Béatrice et Gabrielle. Le combat du tigre contre l’éléphant commençait : Le tigre tapi dans la jungle allait harceler l’éléphant figé qui, peu à peu, se videra de son sang et mourra d’épuisement.

 

              Le point d'appui Béatrice est écrasé par les obus de canons et de mortiers lourds. Pendant plusieurs heures il reçoit des milliers d'obus. Les abris, n'étant pas conçus pour résister à des projectiles de gros calibre, furent pulvérisés. La surprise est totale dans le camp français. Malgré un combat acharné et sanglant, au prix de lourdes pertes de part et d’autre, Béatrice, tenu par la 3/13ème Demi-Brigade de la Légion Etrangère, commandée par le Commandant Pégot, fut enlevée par les Viets en quelques heures. Un malheureux concours de circonstance favorisa cette rapide victoire vietminh : les quatre officiers dont le lieutenant-colonel Gaucher, responsables de la défense de Béatrice furent tués dès la première heure par deux obus qui explosèrent dans leur abri.

 

En une nuit, c'est une unité d'élite de la Légion qui est supprimée. Nul n'a imaginé un tel déluge d'artillerie. La contre batterie française se révèle inefficace. Le Viêt-Minh utilisant une énorme capacité en bras, a pu creuser des tunnels en travers des collines, hisser ses obusiers et s’offrir plusieurs emplacements de tir sur la garnison sans être vu. Des terrasses furent aménagées et dès que les canons avaient fini de tirer, ils regagnaient leur abri. De ce fait jamais l'artillerie française ne fut en mesure de faire taire les canons Viêt-Minh, pas plus que les chasseurs-bombardier de l'aéronavale.

 

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                 Dans la soirée du 14 mars, Gabrielle, défendue par le 5/7 Régiment de Tirailleurs Algériens, subit un intense et meurtrier pilonnage d’artillerie. A 5h, le 15 mars, le vietminh submerge la position, dont les défenseurs ont été tués ou blessés. L’artillerie ennemie –que l’on disait inefficace- fait des ravages parmi les défenseurs sans que l’on puisse espérer la réduire au silence. Conscient de cet échec et de sa responsabilité, le Colonel Piroth, responsable de l’artillerie française se suicidera dans la nuit du 15 au 16 mars en dégoupillant une grenade.

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                 Cependant, la piste d’aviation, bien que pilonnée quotidiennement -mais aussitôt remise en état- permettait l’arrivée régulière des renforts. Ce pilonnage s’intensifiant, les atterrissages de jour devinrent impossibles et les appareils durent se poser de nuit dans les pires conditions. Bientôt il fallut renoncer complètement et les assiégés se retrouvèrent, dès lors, isolés du reste du monde. A noter que le 28 mars, l’avion devant évacuer les blessés de la cuvette, endommagé au sol, ne put décoller. L’infirmière convoyeuse de l’équipage, Geneviève de Galard, était à bord. Elle restera jusqu’à la fin parmi les combattants.

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                 Le général vietminh Giap, afin de s’infiltrer plus facilement dans les défenses françaises, fit alors intervenir des milliers de coolies dans le creusement d’un réseau de tranchées, véritable fromage de gruyère, menant aux divers points d’appui. Le 30 mars, après une préparation d’artillerie très intense et l’infiltration des viets par ces tranchées, Dominique 2 et Eliane1 furent prises. Cependant, les parachutages français continuaient encore dans la plus grande confusion. La superficie de la base aéroterrestre ayant été réduite et les liaisons avec les points d’appui encore tenus par les soldats français devenant impossibles, ces « volontaires du ciel » exposés aux feux directs de l’ennemi, connaissaient des fortunes diverses. Certains atterrissaient directement chez l’ennemi, d’autres étaient morts en touchant le sol, d’autres étaient perdus… tandis que le ravitaillement parachuté faisait la joie du vietminh en améliorant son quotidien.

 

                 Du 9 au 11 avril, une nouvelle unité de légion, le 2ème Bataillon Etranger de Parachutistes, est largué dans des conditions déplorables et engage aussitôt une contre-attaque sur la face est. Il est en partie décimé. Les rescapés fusionnent alors avec les restes du 1er BEP reformant une unité sous les ordres du Commandant Guiraud. Le 4 mai, ont lieu les derniers parachutages d’hommes provenant du 1er Bataillon de Parachutistes Coloniaux tandis que les Viets intensifient encore leurs bombardements faisant intervenir les fameuses orgues de Staline, aux impacts meurtrier en rafales, provoquant d’énormes dégâts dans les abris minés par les pluies quotidiennes d’Avril. La cuvette disparaît dans des nuages de boue soulevée par les obus.

 

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                 Dans la soirée du 6 mai, c’est le déchaînement de l’artillerie viet et de toutes les armes dont elle dispose. Dans le camp agonisant, c’est l’apocalypse. Tout ce qui est inflammable prend feu ; les abris s’effondrent, les tranchées s’écroulent, la terre se soulève. La mort frappe sans interruption. A 23h, les taupes vietminh, après avoir creusé un tunnel de 47 mètres de long, déposent sous Eliane2 une charge d’une tonne de TNT puis se ruent à l’assaut. La résistance des défenseurs est héroïque ; ils refusent de se rendre et luttent jusqu’à la mort. Une poignée de survivants arriveront à se replier sur Eliane4 afin de poursuivre le combat. A l’aube du 7 mai, Dominique et Eliane sont tombées. Les tranchées sont jonchées de cadavres et de blessés des deux camps. Alors que le Colonel de Castries vient d’être promu général, à 10h du matin, les viets finissent d’investir les Eliane. Du côté Français, il n’y a plus ni munitions, ni réserve d’hommes mais les sacrifices continuent…

 

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                 Le Général Cogny adresse un dernier message au Général De Castries, souhaitant qu’il n’y ait ni drapeau blanc, ni capitulation. « Il faut laisser le feu mourir de lui-même pour ne pas abîmer ce qui a été fait » précise-t-il. L’ordre de cessez-le-feu tombe à 17h. Après destruction de tout le matériel et de tout le ravitaillement, le PC de Diên Biên Phu adresse son ultime message à Hanoi à 17h50 : « On fait tout sauter. Adieu ! » Quelques minutes plus tard, la division 308 du général Vuong Thua Vu fait irruption dans le PC du général De Castries. Un drapeau rouge à étoile d’or est planté sur le PC français. Diên Biên Phu est tombé mais n’a pas capitulé.

 

Cette bataille fut la plus longue, la plus furieuse, la plus meurtrière de l'après Seconde Guerre mondiale durant laquelle le corps expéditionnaire Français compta près de 3 000 tués et un nombre très important de blessés. 11 721 soldats de l’Union Française furent faits prisonniers mais les effroyables conditions de détention des camps Vietminh furent telles que seulement 3 290 d’entre eux reviendront de captivité dans un état sanitaire catastrophique, squelettiques, exténués. Le destin exact des 3 013 prisonniers d’origine indochinoise ayant combattu sous le drapeau tricolore reste toujours inconnu. Il est probable qu'ils aient été exécutés systématiquement comme traîtres.

 

 

 L'état-major français, fait prisonnier après la chute de Dien Bien Phu

 

 

Tous les prisonniers durent marcher à travers jungles et montagnes sur 700 km, pour rejoindre les camps, situés aux confins de la frontière chinoise. Ceux qui étaient trop faibles mouraient ou étaient achevés. Sur les 11 721 soldats, valides ou blessés, capturés par le Vietminh, plus de 70 % décédèrent pendant leur marche vers les camps ou une fois en captivité, de sous-alimentation, mauvais traitements, absence de soins, dans des régions propices à toutes sortes de maladies, ou furent exécutés sommairement.

 

Dien-Bien-Phu

 

Le 21 juillet 1954, les accords de Genève mettront fin à cette guerre, instaurant une partition du pays de part et d’autre du 17e parallèle Nord. 

 

       José CASTANO

  « Le Courage est un embrasement de l’être qui trempe les Armées. Il est la première des vertus, quelle que soit la beauté des noms dont elles se parent.  Un soldat sans Courage est un Chrétien sans foi.  Le Courage est ce qu’il y a de plus sacré dans

une Armée.  Nul n’a le droit de troubler ses sources limpides et fécondes. »
José CASTANO
(e-mail : joseph.castano0508@orange.fr)   

 

     Le Commandant Hélie Denoix de Saint Marc se souvient, alors que la France va quitter l’Indochine : « La plupart des Vietnamiens ne disent rien. Ils nous regardent simplement. Nous avons honte. Ils nous auraient tués à ce moment-là que nous aurions trouvé cela juste. L’un d’eux me dit : « Alors, mon capitaine, vous nous laissez tomber !

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Français, n’oubliez pas l’Indochine et le sacrifice de milliers de nos soldats !

60ème anniversaire de la chute de Diên Biên Phu

 

Cliquez sur ces liens (ctrl + clic) :

 

http://www.anapi.asso.fr 

 

- Prisonniers du Vietminh...  sur le site de l'amicale du 8e RPIMa...

http://amicale8rpima.e-monsite.com/pages/la-photo-du-mois/mai-2013.html

 

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Extrait d’une lettre prémonitoire du Maréchal De Lattre de Tassigny au Général Salan (1952) 

 

            « Si nous perdons ici (Indochine), tout s’écroulera ; nous avons en face de nous des adversaires qui ne se contentent pas de tuer des soldats, ils font la guerre aux âmes.

Le lavage de cerveau, l’endoctrinement des prisonniers, les manifestes que les Viets font signer aux officiers captifs sont des choses terribles.

C’est une guerre qu’il ne faut pas perdre, sinon le jeu maudit continuera en Tunisie, en Algérie, dans toute l’Afrique et peut être même un jour en France... »

     

« Si j’ai pu pendant cinq ans, seul à l’autre bout du monde, avec une poignée de Français, garder l’Indochine à la France, c’est au Maréchal que celle-çi le doit. On sait ce que les usurpateurs, qui furent en même temps ses bourreaux, ont fait après lui de l’Indochine et de l’Empire ! » Amiral DECOUX, Gouverneur Général de l’Indochine (1940 – 1945) (Octobre 1952)

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 Combattant de la seconde guerre mondiale, des conflits d'Indochine et d'Algérie, il est surtout connu pour son rôle dans la bataille de Dien Bien Phu. Parachuté avec son bataillon sur le camp retranché encerclé par le Vietminh, Marcel Bigeard avait participé aux combats jusqu'à la chute le 7 mai 1954 et avait été fait prisonnier.

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    Au QG de Dien-Bien-Phu
Batella, Bigeard, Tourret et Langlais
   

Les conditions de vie dans les camps viet-minh étaient effroyables, difficles d'accès, situés en milieu fortement pathogène en pleine jungle, laissés sans soins médicaux et sous-alimentés le taux de mortalité des prisonniers atteignit 60% en temps "normal" et atteignit 90% pour les 1 900 prisonniers capturés sur la Route coloniale n°4 en 1950 et 70% des 10 000 prisonniers de Dien Bien    Phu, 1954.   

 

 

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  La fin de la guerre d'Indochine (1953-1954)

 

 Pierre SHOENDOERFFER

      

 

 



13 mars-7 mai 1954
VietNam,
près de la frontière du Laos

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" Commencée en 1945 dans l'ignorance, menée d'abord clandestinement, continuée dans l'équivoque, perpétuée par inertie autant que pour l'honneur, sans vraie volonté de vaincre en France et sans moyens véritables de vaincre sur place, la guerre d'Indochine, la "sale guerre" comme certains disaient alors, s'est terminée en 1954, à Diên Biên Phu...

De quoi s'agit-il?
 D'une bataille perdue par la France.
Mais Diên Biên Phu, c'est aussi autre chose: un moment de l'histoire de la France du Grand Large, la fin d'une époque, une page tournée définitivement.
Pour nous, enfin, Diên Biên Phu est un dernier adieu; l'adieu de la France à l'Indochine.
Là-haut, dans cette vallée perdue, tout fut perdu, fors l'honneur..."

Pierre Shoendoerffer

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Schoendoerffer derrière la caméra.

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Le concerto de l'Adieu

Le film commence le 13 mars 1954 à 17 heures, une demi-heure avant que le Vietminh ne déclenche la bataille, qui va durer 57 jours et qui se terminera le 7 mai 1954, à 17 heures trente, par la chute du camp retranché et la capture des derniers survivants épuisés.
Le destin d'un certain nombre de personnages, à Hanoï et à Diên Biên Phu (à 350 km à vol d'oiseau, dans le Nord-Ouest de la Haute Région du Tonkin), va nous faire vivre l'agonie inéluctable du camp retranché assiégé.


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Diên Biên Phu est situé prés de la frontière du Laos d'où le Vietminh recevait armes et munitions.
                                           

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Hô Chi Minh (1890-1969): il fut le chef de la rebellion communiste.Intelligent, fourbe, déterminé. Il fut aidé par la duplicité des États-Unis et la Chine de Mao. Après la reconquête par la France de 1946, la guerre d'Indochine débuta pour se terminer en 1954 dans la cuvette de Dien Bien Phu. 





Diên Biên Phu: un camp retranché dans une cuvette...

"Qui contrôle les hauteurs, contrôle le bas..."

Confucius


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Pierre Schoendoerffer y était en tant que cameraman au SCA (Service cinématographique des armées) avec le grade de caporal chef.
La guerre d'Indochine n'a jamais cessé de le hanter: humainement, littérairement, cinématographiquement.

 
Un film qui rend tribut à ses camarades morts dans cet enfer...


Adieu, camarade. «La caméra est au cinéaste ce que le fusil est au soldat : une arme », avait coutume de dire Pierre Schoendoerffer. Cette arme pacifique, il sut la manier comme personne pour montrer, raconter et sublimer les blessures de l’armée française pendant et après les guerres d’Indochine et d’Algérie : La 317e Section, Le Crabe-Tambour, L’Honneur d’un capitaine, Diên Biên Phu…

Mort à 83ans, le cinéaste et écrivain a été enterré lundi au terme d’une cérémonie dans la cour d’honneur des Invalides présidée par le Premier ministre, François Fillon. Un 19 mars.

Quarante huit ans plus tôt, il sautait en parachute dans la cuvette de Diên Biên Phu pour filmer, caméra à l’épaule, l’ultime et héroïque geste du corps expéditionnaire français en Indochine. Un 19 mars…

 
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Diên Biên Phu est un film d'honneur et de sacrifice.
Schoendoerffer a toujours montré la guerre du point de vue de ceux qui la font et qui se font tuer.

Dans ce film, la guerre est vécue à hauteur d'hommes: les soldats encerclés qui refusent l'inéluctable, sous l'oeil sarcastique d'un journaliste américain:Donald Pleasance







Carte générale de l'Indochine: le roi Louis XVI avait su maintenir de bonnes relations avec ses Etats du sud-est asiatique reconnaissant le haut niveau de civilisation de ces peuples. Puis, après la Révolution et l'accession au pouvoir de la grande bourgeoisie d'affaires l'agressivité coloniale augmente en puissance, en concurrence avec l'Empire britannique. Depuis le Second Empire puis la IIIe  République, la France se taille un Empire colonial en Asie.



L'Etat Major avait pourtant cru choisir l'endroit idéal pour en finir avec l'armée de Giap.

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Les médecins et les infirmiers payèrent un lourd tribut pour sauver leurs frères d'armes...
 
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Geneviève de Galard Terraube, née à Paris le 13 avril 1925, est une infirmière militaire française qui, durant la guerre d’Indochine, fut surnommée « l’ange de Dien Bien Phu ».

 

En cinquante six jours de combat, l'élite de l'armée française fut anéantie sous les coups de boutoir des divisions du général Giap.
Seize mille soldats de l'Union française furent écrasés par cinquante mille Vietminhs qu'assistaient cinquante mille coolies; ces derniers montèrent vivres, armes et munitions à pied et sur le dos, acheminés de la frontière à bicyclette.





Le tournage n'a pas eu lieu sur le site même de Diên Biên Phu, devenu méconnaissable, mais à Xuan Mai, à cinquante kilomètres de Hanoï, dans une cuvette similaire reconstituée d'après les plans du colonel Allaire, qui était lieutenant au 6è Bataillon de Parachutistes coloniaux à Diên Biên Phu.

 


Diên Biên Phu est un film français coproduit par le Vietnam.
Les dirigeants du pays ont lu le scénario qui porte un regard exclusivement français sur la bataille. Et s'ils ont accepté de participer au film, c'est que le comportement de leurs adversaires français de l'époque a suscité leur respect.
Le Gouvernement vietnamien a fourni la figuration pour les scènes de l'assaut final: cinq mille soldats viets qui n'en revenaient pas de voir des paras français sauter sur leur pays...

Coïncidence:
Nguyen Thu, le directeur de la cinématographie à Hanoï, qui coordonnait la participation vietnamienne, était cameraman officiel de l'Armée populaire à Diên Biên Phu; le confrère de Schoendoerffer en quelque sorte...

"Ancien du corps expéditionnaire, je suis attaché à jamais à ce peuple par l'estime, la reconnaissance et le regret.
La terre d'Indochine colle encore à mon âme comme la boue des tranchées collait à mes bottes de saut".
 

Pierre Schoendoerffer










Dans son film, Schoendoerffer ne dénonce pas l'horreur et l'absurdité de la guerre. Il ne s'agit pas de faire le procès des responsables militaires.aucun des grands chefs ne figure dans le scénario. On ne voit ni Castries, ni Navarre, ni Bigeard.
Pour Schoendoerffer, Diên Biên Phu est avant tout une bataille de lieutenants et de capitaines.
Son film demeure une dans une vision sobre, juste et fraternelle de ce que fut le sacrifice de ces volontaires français en Indochine.
 
 
Bigeard: grande bravoure, grand coeur, grande gueule; l'archétype du soldat français.




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"HONNEUR ET FIDÉLITÉ"

 


 

   
Colonies françaises


Le Second Empire puis les seconde, troisième et quatrième Républiques encouragèrent l'oeuvre civilisatrice de la France aux quatre coins du monde, envoyant militaires, civils, fonctionnaires pour la grandeur d'un Empire qui devait concurrencer celui de la Grande-Bretagne et faire rayonner partout les idéaux de la Révolution française...

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L'Indochine fut la perle de l'Empire colonial français.




Dien Bien Phu 27mars54

Un para à Diên Biên Phu:
Dans cette "fosse aux lions", selon l'expression d'un correspondant de guerre, les Français se battirent jusqu'à la dernière cartouche.
Peut-être la dernière...

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Dien Bien Phu retour prisonnier
Retour de l'enfer...

Sur les 15 000 et quelques soldats ayant participé à un moment ou à un autre à la bataille de Dien Bien Phu, le Vietminh fera environ onze mille prisonniers...
Cinq mille sont blessés, dont trois mille cinq cents grièvement.
Dans un geste destiné à l'opinion publique internationale, il va en libérer  moins de mille. Les autres, parfois moribonds ou incapables de marcher, vont être contraints de parcourir des centaines de kilomètres dans la jungle jusqu'à des mouroirs baptisés "hôpitaux" ou jusqu'à des camps de lente extermination.
Affamés, atteints de dysenterie ou de paludisme et de toutes les maladies endémiques tropicales, sans soins ni médicaments, des milliers d'entre eux vont mourir dans des conditions inhumaines.
Cette captivité meurtrière  va entraîner quatre fois plus de pertes que la bataille proprement dite.
Les accords de Genève sauveront les survivants. Mais ce sont souvent des squelettes hagards que le Vietminh rendra.
Des dizaines mourront encore dans les hôpitaux.
Beaucoup en garderont des séquelles toute leur vie...
 

 

 

 

 

 

 

 

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Collectif pour le souvenir des héros d’Indochine 

Hommage aux combattants d’Indochine

Dimanche 11 mai 2014

 

De 13h à 18h, Grande scène Watteau - 1 place du Théâtre - 94130 Nogent-sur-Marne

RER E station Nogent – Le Perreux à 2 mn     

 

 

 

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