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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 12:04

 

 

 

 

 

 

 Le drapeau français en berne

Reconnaissance et respect de la nation pour ces soldats morts pour la France ,Compassion pour les familles , soutien aux troupes au Mali et en Afghanistan.

 

 Le caporal Cédric Charenton, 26 ans, membre du 1er RCP de Pamiers, était au Mali depuis le 25 janvier./ Photo Sirpa Terre () 

Cédric Charenton

Mort d'un caporal du 1er RCP, 3e soldat français à périr au Mali (actualisé)

serval,mali,décès

L'Elysée vient d'annoncer la mort d'un 3e soldat français au Mali. Il s'agit d'un parachutiste du 1er RCP (GTIA para), tué hier soir, dans le secteur de Tessalit.

Le caporal Cédric Charenton, appartenant au 1er Régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers (Ariège) et engagé dans l’opération Serval depuis le 25 janvier dernier, a été mortellement touché par un tir ennemi lors des combats menés hier dans le massif de l’Adrar, au nord du Mali.

Vers 18h, ce caporal a été tué alors que sa section montait à l'assaut d'une position terroriste découverte lors d'une opération de recherche et destruction. 15 terroristes ont été tués et trois pick-up détruits, lors de cette opération, selon l'EMA.

Dans un communiqué, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s'est dit ému par la mort de ce troisième militaire au Mali et par le courage du caporal Charenton; il a adressé ses condoléances à sa famille et à ses proches.  « Agé de 26 ans seulement, le caporal Cédric Charenton a apporté de nombreuses fois la preuve de son courage lors des missions qu’il a remplies en Nouvelle-Calédonie, en Afghanistan et au Gabon. Le souvenir de son sacrifice dans l’un des combats les plus violents que nos forces aient connus sur le territoire malien nous animera à jamais. Le caporal Charenton, engagé depuis moins de quatre ans dans l’Armée de terre, est mort pour la France, pour notre liberté, pour notre sécurité ».

Deux militaires français ont déjà perdu la vie au cours de l'opération Serval: un pilote de Gazelle, Damien Boiteux, tué le 11 janvier, et un sous-officier du 2e REP, Harold Vormezeele, tué le 19 février près de Tessalit.

 

Damien Boiteux

Harold Vormezeele

Sommaire MARS 2013

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"Plus que Jamais"

« Le Soldat n’est pas un homme de violence. Il porte les armes et risque sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes. Son mérite est d’aller sans faillir au bout de sa parole tout en sachant qu’il est voué à l’oubli »

(Antoine de SAINT EXUPERY)

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Editorial mars 2013 : Nous sommes en "Guerre"

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Claude Barbin

 Correspondant Défense, Conseiller Municipal de Chamalieres

 

 

Chers Abonnés,  

Chers Camarades d’Active et de Réserve,

Chers Amis,

 

 

 

Chaque Fois que nos Armées sont engagés nous savons que des familles vont etre dans la peine.

 

Reconnaissance et respect de la nation pour ces soldats morts pour la France ,Compassion pour les familles ,soutien aux troupes au Mali et en Afghanistan.

 

Pensée et voeux pour les  Militaires du 92 RI deployés au Mali et plus particulierement à la 4 eme compagnie du 92 RI et à nos camarades Parachutistes de Pamiers ,Quartier Capitaine Beaumont ou j'ai eu le privilege de servir.

 

 

Dans ces moments de tristesses et d'inquiétudes ,les représentants del'association de soutien à l'Armée Française savent mieux que moi exprimer la réalité de cette Guerre.

 

 

L’Association de    Soutien    à l’Armée     Française

 

      

Claude Barbin

 

Mes Remerciements pour les Nouvelles du Front à notre Camarade le Commandant Dominique Fervel de la Délegation Militaire du Puy de Dome

Vous (citoyens, élus, enfants des écoles...) pouvez adresser des lettres, des dessins, des colis de soutien à nos soldats. Ils le méritent: Monsieur le général commandant la 3ème Brigade Mécanisée 31 cours sablon 63000 Clermont Ferrand Nous pensons à eux

Dominique Fervel

 

Lettre de l’ASAF 13/02

 

 « Ne pas subir » 

 (Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

 

Mali : bon sens et clairvoyance


 Les opérations de guerre qui se déroulent au Mali ont pour premier mérite d’arracher certains de nos responsables politiques aux délices de l’idéologie pour les ramener aux dures réalités.
Souhaitons que cet engagement militaire prévisible éclaire les membres de la commission du Livre blanc et les conduise à rejeter certaines conceptions a priori qui avaient valeur de dogme chez nombre d’entre eux. Les faits sont têtus.

       Politique
Malgré ses déclarations initiales, le président de la République a accepté d’engager dans l’urgence, en première ligne et au sol les forces françaises sans attendre les forces africaines. L’ennemi composé de deux colonnes de 100 pick up qui allaient s’emparer de Bamako a contraint la France à agir. Il ne pouvait en être autrement.
Quel président français aurait pu laisser les djihadistes islamistes capturer 6 000 otages de nationalité française dans le sud Mali ? La décision du président de la République s’est imposée. Elle a balayé du même coup la doctrine non interventionniste

        Armée
Elle a montré toutes les qualités qu’on est en droit d’attendre d’une armée d’excellence : disponibilité immédiate de l’ensemble des composantes Terre, Mer, Air et organismes interarmées, loyauté absolue d’une armée professionnelle envers le pouvoir politique, aptitude remarquable des états-majors à combiner des forces de natures très différentes et des moyens logistiques étrangers à plus de 5 000 km de la métropole, à les engager offensivement et par surprise afin de prendre l’ascendant sur l’adversaire et de le contraindre à se replier. Les Français peuvent être fiers de leur armée qui demeure plus que jamais une référence pour la Nation.

        Commandement
Cet engagement valide une nouvelle fois la chaîne de décision très courte entre le président de la République, chef des armées, et son conseiller militaire, le chef d’état-major des armées ; le premier conduit la guerre, le second les opérations.
La force d’une armée repose sur sa cohérence et sa cohésion. Toutes deux sont liées à l’unité du commandement qui permet de tirer le meilleur parti des ressources humaines et des moyens techniques alloués par le budget de la Défense.

La distinction entre forces de combat et de soutien n’existe qu’en communication politique, mais elle est un non-sens dans les opérations. Comment mener une attaque aérienne sans mécaniciens au sol et sans ravitaillement en vol ? Comment conduire un raid blindé sans livraison préalable  de carburant, d’eau et de munitions? Comment combattre dans la durée sans relève par des unités acheminées de métropole grâce aux bâtiments de projection et de commandement (BPC) et aux avions gros porteurs ? Combat et soutien ne font qu’un et doivent être dans la même main.

L’action militaire exige l’unité de commandement tant dans sa conception que dans sa conduite et son soutien. L’accroissement récent des prérogatives du chef d’état-major des armées, qui renforce l’efficacité dans la préparation et l’emploi des forces, se justifie pleinement aujourd’hui. Aussi est-il nécessaire que le ministre de la Défense le valide contre l’avis de certains membres de son cabinet qui voudraient le remettre en cause.

        Ministre
Il n’appartient en principe pas au ministre de la Défense de s’impliquer directement dans le déroulement des opérations. Il doit veiller en revanche à ce que notre armée dispose demain des ressources financières suffisantes pour maintenir ses capacités et combler les lacunes constatées. N’oublions pas que l’armée qui fait actuellement la guerre au Mali s’est construite au cours des 15 dernières années. Il revient donc au ministre et à ses collaborateurs de préparer celle de demain


Les armées africaines
Les militaires français savent qu’il faut des années et non quelques semaines pour construire ou reconstruire une armée. En Europe, nos cadres sont les plus à même de faire ce travail de formation. Il s’agit là d’un investissement indispensable mais de long terme qui implique aussi de disposer de bases permettant à nos unités de s’entraîner avec les forces africaines.
La France conserve sur ce continent une très bonne expertise et y bénéficie, quoi qu’en pensent certains idéologues, d’une excellente image. Les pays d’Afrique francophone savent ce qu’ils doivent à la France et vérifient chaque jour que notre pays est bien plus respectueux de leur identité que la Chine ou les Etats-Unis.

 

L’Europe
Les pays européens, à de rares exceptions, ne souhaitent pas s’engager militairement au Mali. D’ailleurs la plupart de leurs unités ne connaissent ni l’Afrique ni les Africains.
C’est l’occasion de s’interroger sur le concept de défense européenne car nul doute que l’armée française, agissant seule sur le terrain, est infiniment plus efficace qu’une coalition.
En revanche, l’Europe devrait disposer de capacités aériennes de projection stratégique (avions gros porteurs) que chaque nation peut difficilement s’offrir. Elle pourrait aussi financer cette opération de stabilisation du Sahel, qui participe directement à sa sécurité et à celle de ses ressortissants.

                                                                   *
 

         A l’heure où des choix essentiels vont être faits pour notre défense, l’opération SERVAL est venue rappeler opportunément que notre sécurité et nos intérêts se jouent maintenant dans cette région du monde. Le terrorisme islamiste, les problèmes migratoires liés au sous-développement économique de peuples dont la démographie explose et notre approvisionnement en matières premières stratégiques constituent des défis prioritaires à relever. Ils exigent des capacités militaires complètes et cohérentes si notre pays veut demeurer indépendant et conserver son influence dans le monde.

 La REDACTION de l’ASAF
 

 

 

  • L’intervention française au Mali
  • Nos Unités de Coeur avec la ville de Chamalieres

  • 92RI  

Speciales Nouvelles 92RI de Gilles FALEMPIN

Merci de l'info Gilles

 
> Du 27 février au 2 mars 2013, en coordination avec les forces maliennes, le groupement tactique interarmes 2 (GTIA 2) a mené l’opération Doro à l’est de Gao, entre les villes de Djebok et Telatai.

 

Commandé par le colonel Bert, chef de corps du 92erégiment d’infanterie (92eRI), le GTIA 2 a été appuyé par des éléments du groupement aéromobile (GAM), du Génie et du Détachement Multi capteur (DET MUC) de la force Serval stationnés à Gao.

L’opération Doro, menée quotidiennement par les forces françaises, maliennes et africaines, a pour objectif de sécuriser le terrain, de rechercher et de détruire les groupes terroristes. Dans la région de Gao, les groupes terroristes continuent d’alimenter un climat d’insécurité.

Dans la nuit du 27 février, le GTIA 2 a mené une infiltration vers la zone identifiée

comme un foyer terroriste jusqu’au village d’Imenas, à une soixantaine de km de Gao. Les groupes armés terroristes ont tenté de résister à l’action de nos forces, mais ils ont été obligés de rompre le contact sous la pression des VBCI et des hélicoptères du GAM. Plus tard, plusieurs groupes armés ont rejoint les abords du village d’Imenas et ont harcelé toute la journée du 1er mars les positions tenues par le détachement français, alors que ces derniers formaient un cordon de sécurité permettant aux FAMA de fouiller le village. La riposte des militaires français, appuyés par les hélicoptères du GAM et par un Mirage 2000 D, a permis de neutraliser une quarantaine de terroristes, de détruire un véhicule de transport de troupes BTR 60 et 3 pick-up.

Par ailleurs, deux IED ont été relevés les 1er et 2 mars, sur la route de Djebok. Les équipes EOD les ont neutralisés et sont restées prêtes à intervenir rapidement (Quick response force - QRF) pour déjouer ces pièges et permettre au GTIA 2 de poursuivre son action.

 

  

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L’intervention française au Mali

 

MALI : OPERATION « SERVAL »

 

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Le Général de brigade Bernard Barrera

RAPPEL

Actuel commandant de la 3e brigade mécanisée (3e BM) de Clermont-Ferrand, il dirige les forces du dispositif Serval et commande les forces terrestres déployées par la France sur le territoire malien.

La 3e BM, forte d'environ 5 000 militaires et civils ainsi que de 650 réservistes, est constituée de cinq formations principales qui sont toutes engagées dans Serval :
- Le 92e régiment d'infanterie à Clermont-Ferrand.
- Le 126e régiment d'infanterie à Brive-la-Gaillarde.
- Le 1er régiment d'infanterie de marine d'Angoulême.
- Le 68e régiment d'artillerie d'Afrique à la Valbonne.
- Le 31e régiment du génie à Castelsarrasin.

Le Général Barrera commande la composante terrestre au Mali, la composante Air étant commandée de N'Djamena.

Le commandement opératif se trouve lui à Dakar (EFS renforcés), il est confié au général de Saint-Quentin.

A Paris, le Général de corps d'armée Didier Castres dirige les opérations françaises à partir du CPCO, "sous la responsabilité du CEMA", qui reste le grand patron de toute la manoeuvre.

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► Drogue au Sahel : la source principale de financement des jihadistes…

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Au Mali, les forces françaises et maliennes, peu à peu renforcées par des contingents de la CEDEAO, affrontent des katibas (équivalent d'une compagnie légère, qui peut atteindre cent hommes, ou la section, d'une trentaine d'hommes. L'action offensive exige de la Katiba (ou la section) qu'elle se déplace clandestinement, et rapidement, d'un point à un autre, aussi éloignée que possible pour un effet de surprise. Les marches se font, pour une bonne part, de nuit). de djihadistes qui relèvent de réseaux algériens, mais aussi ouest-africains sans oublier des volontaires issus d’Europe de l’Ouest en général, et de France en particulier.

Au premier plan de ces mouvements islamiques armés, on trouve Aqmi (al-Qaida au Maghreb Islamique) qui puise ses origines dans la guerre civile en Algérie, qui durant la décennie sanglante (1988-1998) a fait 200.000 victimes. A l’époque, les islamistes du FIS (Front Islamique du Salut), qui dénoncent le coup de force des autorités à la suite de la modification des règles électorales pour bloquer leur ascension politique, donneront successivement naissance aux GIA (Groupes Islamistes Armés) puis au GSPC (Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat) apparu en 1998. Après avoir essuyé de nombreux revers, ces djihadistes, qui avaient compris dès 1995 qu’ils ne prendraient jamais le pouvoir, se sont repliés dans le sud-algérien avant de se redéployer en Libye, dans le sud-tunisien et les pays sahéliens (Mali et Mauritanie).

La zone sahélienne, plaque tournante des narcotrafiquants

Après avoir pris femmes dans les oasis de la zone, les chefs ont vite compris qu’il serait très profitable de mettre leurs capacités militaires au service des trafiquants locaux d’armes, d’êtres humains et de drogues, relevant d’un banditisme diversifié et florissant des côtes du Sénégal jusqu’à la Corne de l’Afrique. Estimant aussi que cette jonction avec les filières du crime organisé, en provenance d’Amérique Centrale, serait plus porteuse si elle se paraît des oripeaux de la lutte contre l’Occident, ces mêmes chefs du GSPC ont fait allégeance à Oussama ben Laden en janvier 2007, proclamant la création d’Aqmi. Ainsi, territoire refuge et sanctuarisé de cette jonction tactique entre banditismes et fanatismes religieux, la zone sahélienne va devenir l’une des plaques tournantes intercontinentales des narcotrafiquants.

Les pays limitrophes du golfe de Guinée (Ghana, Côte d’Ivoire, Togo, Nigéria et plus à l’ouest Guinée, Sierra Leone et Liberia) sont les principaux points d’entrée du trafic transatlantique passant par l’Afrique. Dans ces pays, l’avenir à l’horizon de 2020 semble s’articuler sur une forte concentration de jeunes urbains vivant dans une bande côtière étroite à l’environnement fortement dégradé par une urbanisation et une violence sauvages (criminalité, gouvernance étatique défaillante et trafics de drogue).

La drogue, principale source de revenu des réseaux djihadistes

Cette dynamique de « littoralisation urbaine » s’accompagne d’un « thalasso-tropisme » de la part des populations et d’une maritimisation accrue des économies licites et illicites. Ce contexte, associé à une gouvernance médiocre se traduit par un fort accroissement du trafic maritime de la drogue. Ainsi, comme le souligne le Secrétariat Général de la Défense et la Sécurité Nationale (SGDSN) dans sa contribution à la révision du Livre blanc, « depuis 2008, les espaces maritimes sont également le théâtre d’un développement des flux criminels (drogue, armes, êtres humains, prolifération), favorisés par la densité de la circulation par conteneurs, qui facilite la dissimulation, et par la fragilité de certains états incapables d’imposer des contrôles sur leur territoire. Ces derniers deviennent des zones de production ou de transit de ces flux, en particulier de drogue et d’armes ».

Le premier retour d’expérience de l’opération « Serval » permet notamment une avancée sémantique qui n’est pas sans conséquence sur le plan stratégique quant à la vraie nature du terrorisme sahélien. Avant d’être religieux et al-qaïdiste, celui-ci s’appuie d’abord sur les différentes filières du crime organisé et principalement des trafics d’armes et de drogue. Les narcotrafiquants des cartels latino-américains acheminent d’ailleurs depuis des années leurs marchandises de mort vers l’Europe (cocaïne, métamphétamines), en transitant, grâce aux voies maritimes, par l’Afrique de l’Ouest, au gré de véritables têtes de pont portuaires, comme au Sénégal, en Guinée-Conakry et en Guinée Bissau.

Ces dernières années, le trafic de cocaïne dans ce petit pays représentait en valeur annuelle près de 2 milliards de dollars. En intervenant au Mali, la France lutte donc contre le terrorisme islamique mais déstabilise aussi la principale source de revenu des réseaux djihadistes: le trafic de drogue.

(Source : Pascal Le Pautremat, Docteur en Histoire, Chargé de cours en Géopolitique, spécialiste des questions de Défense, des crises et conflits contemporains. Officier de réserve de l’armée de terre).

La grave erreur stratégique des djihadistes au Mali…

(…) Les djihadistes disposent, pour l'essentiel, d’armes d'infanterie -armes légères ou armes de groupe- provenant des arsenaux libyens ou achetées à des trafiquants d'armes grâce aux revenus tirés de trafics divers (drogue, êtres humains etc.) et des rançons d'otages : fusils d'assaut Kalachnikov, fusils de précision Dragunov, mitrailleuses légères de 7,62 mm, mitrailleuses lourdes de 12,7 et de 14,5 mm, lance-roquettes RPG-7, etc. Les armes les plus lourdes de leur arsenal sont des bitubes de 14,5 mm ou de 23 mm, des canons sans recul de 105 mm et des lance-roquettes multiples de 107 mm, montés sur des pick-up.

A cela il convient d’ajouter qu’ils disposent sans doute de quelques missiles antichars Milan (vendus par la France à Kadhafi) et détiennent probablement plusieurs missiles sol-air SAM-7. Toutefois, ces matériels, très fragiles, doivent impérativement être transportés et conservés dans des conditions appropriées (hygrométrie, chaleur) et régulièrement testés et vérifiés. Sans cela, ils ont toutes les chances de ne pas fonctionner. De plus, leur usage nécessite une formation que la plupart des djihadistes n’ont pas. Ils ne paraissent donc pas représenter une menace «insupportable» pour les moyens aériens engagés.

Indéniablement, cet ennemi est solidement armé –même s’il est impropre de parler d'armes lourdes– très mobile, déterminé et connaît bien le terrain. Mais ses forces sont bien connues et évaluées. Il n’y donc aucune surprise de ce côté-là. Face à eux, une armée malienne totalement désorganisée, sans moyens ni logistique, dans un état de décomposition avancé en raison de l’impéritie de ses dirigeants, mais dont certaines unités demeurent toutefois motivées (…).

(…) Les groupes terroristes ont cependant commis une erreur majeure ces derniers jours : sortir de leurs sanctuaires pour reprendre l’offensive. Et ils risquent de le payer cher. Tous les experts militaires le savent : lorsque des combattants irréguliers abandonnent la guérilla pour se lancer dans des actions militaires offensives classiques, à découvert, ils sont plus faciles à détruire, car ils perdent l’avantage que leur conférait leur tactique asymétrique. En effet, face à une armée moderne, leurs moyens sont dérisoires et l’on voit déjà qu’ils se font étriller.

Par ailleurs, pour les forces franco­-maliennes –les seules engagées pour le moment–, les conditions de combat sont infiniment plus favorables que celle de l’Afghanistan, pour de nombreuses raisons:

  • L’armée  française, malgré la réduction constante de ses effectifs, est rompue aux opérations africaines en milieu désertique et semi désertique. Ses hommes et ses matériels sont adaptés à ce théâtre.

  • Nos unités terrestres et aériennes sortent de 10 années d’opération en Afghanistan qui les ont considérablement entraînées et endurcies. Elles sont donc préparées à ce genre de situation et les effectifs libérés par le retrait de ce pays sont disponibles pour être engagés au Sahel.

  • Les opérations ont lieu à une distance raisonnable de la métropole (ravitaillement et frappes aériennes) et à proximité des bases militaires et logistiques françaises d’Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Niger, Tchad).

  • Une grande partie des opérations ont –et vont avoir lieu– dans des zones vides de population, ce qui signifie que les djihadistes seront plus facilement identifiables et que nous avons moins à craindre d’effets collatéraux aux conséquences désastreuses.

  • Surtout, et c’est un facteur primordial, les interventions ont lieu dans un milieu humain favorable, car la population locale est farouchement hostile aux djihadistes et attend d’être libérée. C’est une différence majeure d’avec l’Afghanistan.

  • De plus, même dans le reste de Sahara où ils se sont implantés depuis une dizaine d’années –notamment en multipliant les liens économiques et familiaux (mariages)– les terroristes ne disposent pas d’une assise locale aussi solide que celle des Talibans en Afghanistan.

  • Seuls les sanctuaires du nord-est malien (Adrar des Iforas) présentent pour les terroristes un théâtre favorable. Il  l’est toutefois moins que celui des montagnes afghanes (isolement, faibles ressources en eau, chaleur, tempête de sable, difficulté de ravitaillement), même s’ils sont accoutumés à ces conditions.

  • Si les frontières du Mali sont poreuses et les forces armées des pays voisins très limitées –à l’exception notable de l’Algérie–, les terroristes ne sont pas les bienvenus dans les Etats frontaliers. C’est une différence significative avec l’Afghanistan où le Pakistan et l’Iran sont de zones refuges sûres pour les Talibans

(Source : Eric Denécé, Directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), le 16/01).

 

► La frégate « Latouche-Tréville » escorte un affrété…

Il est 08h00Z, le soleil n’est pas encore complètement levé. Un convoi impressionnant se présente à l’entrée du port de Dakar. Il s’agit d’un imposant cargo roulier affrété par les armées, le « Louise Russ », escorté par la frégate anti-sous-marine « Latouche-Tréville ».

Le matériel transporté par ce convoi est précieux. Il est destiné aux forces françaises engagées au Mali dans le cadre de l’opération « Serval » et pour lesquelles Dakar constitue un carrefour logistique de choix. L’escorte aura duré plusieurs jours à vitesse élevée. Un défi logistique et humain que les armées ont su relever pour assurer les flux depuis la France jusqu’au Sénégal.

Après plusieurs jours de navigation sous escorte, le convoi est désormais arrivé à bon port. C’est sous la protection de la frégate brestoise que le matériel a été acheminé jusqu’aux terres africaines, avant d’être convoyé vers la zone d’opération.

 

 

► Carnet de route…

En direct des pistes reliant Bamako à Gao, les 189 Gaulois de la 1ère compagnie progressent, jour après jour, vers le nord pour rejoindre la 2ème compagnie du 92ème RI. Le groupement tactique interarmes 2 sera ainsi au complet avec 2 sous-groupements tactiques interarmes (SGTIA) du 92ème régiment d’infanterie, un SGTIA blindé du régiment d’infanterie de chars de marine (RICM) et un SGTIA du 1er Régiment d’Infanterie de Marine (1er RIMa).

Mardi 12 février, minuit : partis de Dakar où ils avaient été acheminés par mer depuis la France, et après quatre jours pour franchir plus de 1 000 kilomètres de route, les engins blindés et les véhicules logistiques pénètrent à Bamako. Sur la longue avenue déserte qui  mène à la zone de transit de l’aéroport, c’est le défilé du convoi : 16 VBCI, un véhicule poste de commandement et 66 fantassins de la 1ère compagnie du 92ème Régiment d’Infanterie.

Convoi attendu avec impatience par leurs camarades installés sur le bivouac de transit : « une fois qu’ils seront là, l’équipage sera au complet et on pourra continuer notre progression ». Réactivité, signe distinctif de notre armée professionnelle, comme le souligne le capitaine, commandant la 1ère compagnie : « Même si elle n’était pas prévue d’être projetée au départ, en cinq jours une deuxième compagnie VBCI était en mesure d’être engagée. Nous avons perçu les VBCI au parc d’alerte de Carpiagne ».

La « Vieille Garde » est désormais pleinement opérationnelle pour prendre la route vers le nord. Objectif ? Rejoindre la 2ème compagnie du 92ème RI à Gao : 1 222 kilomètres de pistes à parcourir. Dans les véhicules la température dépasse les 50 degrés au plus fort de la journée. Pour les équipages la concentration est de rigueur sur ces pistes de latérite, croisant des camions surchargés de marchandises, les cars bondés de grappes humaines. La traversée des villages se déroule sous les applaudissements des adultes qui brandissent des drapeaux maliens et français. Au passage du convoi retentissent des cris de joie, des « merci ! Vive la France » et hier un automobiliste a, en croisant le convoi, lancé « Que Dieu bénisse la France ! ». 

 

► Exemple de « DIO » (voir SERVAL 10)

Du 12 janvier au 8 février 2013, les forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) ont conduit un détachement d’instruction opérationnelle (DIO) aux opérations de maintien de la paix au profit du 21ème bataillon d’infanterie de la force de défense nationale (FDN) de la République du Burundi, sur le camp de Muzinda, à 25 kilomètres au nord-est de Bujumbura.

Depuis plus de 5 ans, ce sont les forces françaises au Gabon (FFG) qui sont en charge de ces DIO. Avec les événements survenus en République Centrafricaine à la fin du mois de décembre 2012 et l’engagement des FFG dans la réponse militaire à cette crise, ce sont les FFDj qui ont été chargées pour la troisième fois de conduire ce DIO.

Une trentaine de militaires du 5ème régiment interarmes d’outre-mer (5ème RIAOM) et trois militaires du Centre Médical Interarmées de Djibouti (CMIA) se sont rendus à Bujumbura, capitale du Burundi, pour instruire les 850 soldats et cadres burundais qui vont rejoindre la mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM). Le 21ème bataillon de la FDN est composé de trois compagnies de combat d’infanterie motorisée, d’une compagnie de combat d’infanterie mécanisée, d’une compagnie d’état-major et des services et d’une compagnie d’appui logistique. Le contenu de la formation  avait été élaboré en amont par les FFG et transmis aux FFDj.

Durant les deux premières semaines, l’instruction a été consacrée à la révision des actes réflexes élémentaires du combattant puis des niveaux successifs du groupe à la section.

Pour cette instruction, les militaires de la compagnie d’état-major et des services ainsi que ceux de la compagnie d’appui logistique ont renforcé les sections des unités de combat. Les 850 militaires burundais ont ainsi formé 20 sections, elles-mêmes réparties en deux groupes. Chaque groupe était placé sous la responsabilité d’un lieutenant instructeur. Investis d’une réelle volonté d’apprendre et de se former, les soldats burundais ont acquis pour certains, et révisé pour d’autres, les rudiments du combat.

La troisième semaine a été consacrée à une instruction plus spécifique et liée directement aux missions que les Burundais réaliseront sur le sol somalien. Trois modules ont permis d’enseigner la réaction à une embuscade, la réduction de résistance isolée ou localisée, et le contrôle de zone avec le procédé du « check point ». Au plus près de la réalité, les missions d’entraînement ont convaincu les militaires burundais. Les bases ont été assimilées et les restitutions devant les instructeurs français attestent de la réussite de l’instruction.

En parallèle, deux instructions plus spécifiques ont été dispensées. La première au profit des groupes mortiers du bataillon (82 et 120 mm), avec une présentation de l’armement, la mise en batterie, le service des pièces et le réglage de tir. La seconde était au profit de la section de police militaire du bataillon, avec une instruction sur les Techniques d’Intervention Opérationnelles Rapprochées (TIOR).

Durant toute la durée du DIO, le 21ème bataillon a été formé au tir de combat (ISTC - Instruction Sur le Tir au Combat). L’entraînement se tenait sur les champs de tir du camp de Mudubugu, à 30 kilomètres au nord de Bujumbura, avec l’arme de dotation des militaires burundais, l’AK47. Le service de santé (SSA) a également mené sur les cinq semaines une instruction de sauvetage au combat, indispensable avant leur projection.

La préparation opérationnelle se poursuivra pour le 21ème bataillon pendant neuf semaines d’instruction encadrées par les américains d’ACOTA (Africa Contingency Operations Training and Assistance) avant la projection du bataillon en Somalie. Ces formations opérationnelles sont effectuées à la demande des pays africains et peuvent être adaptées en fonction des besoins exprimés, notamment dans le cadre d’un déploiement opérationnel spécifique. Ainsi, la France a participé à la formation de la majorité des contingents burundais et ougandais de l’Union Africaine (UA) déployés en Somalie dans le cadre de l’AMISOM.

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► Point de situation du 14 février 2013 (depuis le 11/02 18h)…

Les opérations aériennes se sont poursuivies dans la région d’Aguelhok avec prés de 80 sorties. Une dizaine ont été dédiées aux frappes aériennes et ont permis la destruction de 6 bâtiments et zone de stockage ainsi qu’un camp d’entraînement des groupes terroristes. Un peu plus d’une trentaine de sorties ont été consacrées au transport stratégique de nos forces et de nos matériels et le reste au soutien des opérations.  

Pour rappel, le dispositif Air de l’opération « Serval » comprend 6 Mirage 2000D, 6 Rafale, 2 Mirage F1CR, 4 avions ravitailleurs, deux drones Harfang, des C160, C130 et CN235 qui opèrent depuis Bamako, Ndjamena, Niamey, Dakar ou encore Abidjan.  

Au sol, l’opération « Serval » entre dans une nouvelle phase dite de sécurisation. Depuis la prise de Tessalit la semaine dernière, les éléments français, en soutien des forces maliennes et en collaboration avec les forces africaines, consolident les dispositifs et étendent leur contrôle de zone autour des principales villes du pays. Ce sont près de 4 000 militaires français qui sont déployés au Mali. A leurs côtés, plus de 4 300 soldats des forces africaines (MISMA et FATIM) et les forces armées maliennes complètent ce dispositif afin de repousser les groupes terroristes et de permettre au gouvernement de recouvrer son intégrité territoriale.  

A Gao, après les échanges de tir nourris du week-end dernier, la situation est de nouveau calme et sous contrôle des FAM et du bataillon nigérien déployés dans la zone. De nombreuses patrouilles mixtes sont organisées afin de sécuriser la zone du pont et de l’aéroport et d’éviter les infiltrations ennemies. A Tessalit, Ménaka, Tombouctou et ailleurs, les patrouilles ont lieu dans les villes et leurs abords pour renforcer le contrôle de zone. Enfin, à Dakar, un nouvel affrété est arrivé à quai le 13 février 2013 et a livré un complément de fret pour les besoins de la force. 

 

► Dublin accueille les ministres de la Défense de l’UE…

Jean-Yves Le Drian s'est rendu à Dublin le 12 février 2013 pour une réunion informelle des ministres de la Défense de l’Union européenne. Le secrétaire général de l’OTAN et le secrétaire général adjoint pour le maintien de la paix de l’ONU avaient fait le déplacement. L’Europe de la défense, la situation au Mali et les opérations de maintien de la paix étaient au menu des discussions.

Le ministre Jean-Yves Le Drian, était à Dublin mardi 12 février, pour la réunion informelle des ministres de la Défense de l'Union européenne. Les discussions se sont tenues sous la présidence du ministre irlandais de la justice, de l’égalité et de la défense, Alan Shatter. Le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, ainsi que le secrétaire général adjoint pour le maintien de la paix des Nations Unies, Hervé Ladsous, étaient présents.

La situation au Mali était au cœur de cette réunion. Le général François Lecointre, qui commandera la mission EUTM-Mali, a participé aux discussions. Celles-ci ont mis en avant l’importance de cette opération dans la prévention du terrorisme et la sécurité européenne. L'Irlande et le Royaume-Uni ont annoncé qu’ils déploieraient une équipe commune qui contribuera à la formation de l'infanterie malienne. La politique européenne de Défense était également à l’ordre du jour. « Les discussions qui ont eu lieu ces deux jours reflètent une nouvelle impulsion pour développer les capacités militaires pour la PSDC », a expliqué Alan Shatter, en accord avec les conclusions du Conseil européen du 14 décembre 2012

Dernier grand thème abordé, les opérations de maintien de la paix des Nations Unies, auxquelles les ministres de la Défense ont renouvelé leur soutien. Alan Shatter a fait part de son espoir de voir :

« Une nouvelle dynamique émerger d'un engagement renouvelé des États membres pour renouer avec les Nations Unies et soutenir les opérations de maintien de la paix en mettant à dispositions des capacités militaires nécessaires quand et où celles-ci sont essentielles ».

                                              

 

► La bataille du sous-sol…

Personne n’a intérêt à voir tomber aux mains des terroristes une région qui regorge de minerais et d’hydrocarbures, convoités par les puissances occidentales et les pays émergents.

Des géopoliticiens comme Mehdi Taje, chercheur associé à l’IRSEM  (Institut de Recherche Stratégique de l’Ecole Militaire de Paris), mettent aussi l’accent sur les enjeux économiques. « Le couloir sahélien, initialement absent de l’écran radar des Occidentaux, est devenu un espace convoité parce qu’il regorge de ressources naturelles », dit-il. Le Mali, notre 87ème client et 165ème fournisseur, n’est certes pour la France ou l’Europe qu’un partenaire marginal. En revanche, il constitue un « domino » stratégique, dans une région riche en matières premières convoités par toutes les grandes puissances occidentales et, plus récemment, les économies émergentes. Une zone que personne n’a intérêt à voir tomber aux mains des terroristes islamistes.

On comprend mieux la violence de la répression algérienne à la prise d’otages de Tiguentourine, près d’In Amenas, quand on sait que le gaz et le pétrole représentent 60% des recettes budgétaires et 90% des revenus d’exportation du régime de Bouteflika. Mis en exploitation en 2006, le complexe d’In Amenas, planté en plein désert à quelques encablures de la frontière avec la Libye, fournit à lui seul 12% de la production de gaz naturel du pays et génère 4 milliards de dollars de revenus annuels. Pionnier de l’exportation de gaz naturel liquéfié, l’Algérie est un fournisseur clé de l’Europe. Et tous les grands acteurs mondiaux des hydrocarbures y sont présents, des Américains d’Anadarko aux Italiens d’ENI, sans oublier les Anglais de BP, les Norvégiens de Statoil et les Russes de Rosneft… Côté français, GDF-Suez, longtemps simplement acheteur de gaz (l’Algérie est son 3ème fournisseur, derrière la Russie et la Norvège), s’est lancé il y a une dizaine d’année dans l’exploitation-production, aux côtés de la compagnie nationale algérienne Sonatrach. Le français y développe deux licences, au centre et à l’est du pays, avec un objectif de mise en production à l’horizon 2016. Quant à la compagnie Total, plus présente ailleurs en Afrique, elle réalise en Algérie 1% de sa production mondiale de pétrole. Et possède des intérêts gaziers à Timimoun, au centre du pays.

Dans le contexte actuel, aucune entreprise n’a, bien sûr, très envie de se mettre en avant. Certaines ont même supprimé de leur site Web les détails de leur présence dans la zone. Même s’ils ont réduit les effectifs d’expatriés au strict minimum, les groupes internationaux sont pourtant de plus en plus nombreux dans la région. Y compris au sud de l’Algérie, dans l’« arc sahélien », cette longue bande d’instabilité et d’insécurité qui s’étend de la Mauritanie au Soudan, en passant par le Niger, le Tchad et le Mali. Forcément ralentie par les évènements actuels, la chasse aux matières premières bat son plein sur ce pré carré traditionnel des Européens et des Américains, de plus en plus convoités par les Chinois et les Brésiliens. Aucun de ces pays du Sahel ne dispose de la richesse pétrolière libyenne ou algérienne. « Aucun ne peut prétendre détenir une matière première stratégique, comme le Maroc avec son phosphate », souligne Philippe Chalmin, expert en matières premières.

Mais le Niger, 3ème producteur mondial d’uranium, pèse plus du tiers de la production totale d’Areva. Le groupe nucléaire français -qui emploie 2 700 personnes, dont 50 expatriés- a considérablement renforcé sa sécurité sur place. Il a aussi un important projet minier à Imouraren, où il pourrait faire entrer à 10% l’électricien chinois CNNC.

Le pétrole du Tchad n’est rien comparé à celui du Nigeria, son voisin. Il n’en a pas moins modifié l’économie du pays, fait le bonheur de l’américain Exxon Mobil et ouvert, ici aussi, quelques appétits chinois. Le fer mauritanien est lui aussi l’objet de belles batailles, dont la dernière en date a opposé le groupe indonésien Bumi au groupe anglo-mauritanien Rubis, pour le contrôle d’un gisement considéré comme majeur. Enfin, bien que jusqu’ici la preuve n’en ait pas faite, la Mauritanie continue de croire qu’elle dispose elle aussi d’importantes ressources pétrolières, auxquelles s’intéressent notamment le Brésilien Petronas et le français Total. « Le contrôle des lieux de production est un enjeu majeur… le contrôle de leur circulation est également un motif de vives rivalités au cœur de l’arc sahélien », soulignent François Loncle (PS) et Henri Plagnol (UMP), dans un récent rapport parlementaire. Les projets de pipelines s’y multiplient, ce qui ne manque pas d’aggraver l’imbroglio géostratégique.

 

► La longue marche des Touaregs…

 

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Cinquante ans après l’indépendance du Mali, usés par les échecs successifs de leurs rébellions, les « hommes du désert » voudraient profiter de l’intervention française pour obtenir enfin un statut particulier.

Rappel pour comprendre…Ils ne savent ni lire ni écrire. En guise de signature, beaucoup d’entre eux ont apposé sur la lettre un doigt trempé dans l’encre. Nous sommes en 1960 à Kidal, au Mali, à la veille de l’indépendance des colonies françaises d’Afrique noire. Les Touaregs écrivent au président de la République française, Charles de Gaulle. Une pétition part aussi de Tombouctou, et une autre d’Agadez, dans l’actuel Niger. Les « seigneurs du désert », qui nomadisent avec leurs cheptels et leurs caravanes dans l’empire colonial, à travers le Sahara, sans tenir compte des divisions territoriales, sentent que le piège des frontières va se refermer sur eux. « Puisque vous quittez le pays touareg, rendez-nous notre bien tel que vous nous l’avez arraché. (…) Nous ne voulons pas que les Noirs ni les Arabes nous dirigent. (…) Puisque l’indépendance s’annonce et que vous la donnez, alors nous, les Touaregs, nous voulons nous diriger nous-mêmes ».

Difficilement soumis par la France, qui profite de leurs divisions, les Touaregs vivent jusque –là relativement librement dans l’empire colonial, sous administration indirecte, dans une sorte de protectorat. Ils ne veulent pas perdre cette liberté ni surtout être soumis aux populations noires du Sud, avec lesquelles ils ont un contentieux historique : l’esclavage. Mais, sans éducation, sans élite, les Touaregs ne peuvent peser sur les processus d’indépendance. L’image romantique de guerriers féodaux leur colle à la peau. De Gaulle les ignore. Pourtant, la France a un temps imaginé de conserver le Sahara (et ses nouveaux gisements pétroliers…) de l’Algérie jusqu’au mali, en passant par le Niger et le Tchad, dans une Organisation Commune des Régions Sahariennes (OCRS). Face à l’opposition des élites locales, le projet a été abandonné, et les Touaregs avec.

Plus de cinquante ans plus tard, les « hommes bleus » du nord du Mali espèrent de nouveau que la France va les aider à régler la question touarègue avec Bamako. Paris, qui vient de « sauver le Mali » en repoussant une offensive des islamistes djihadistes, est en position de force pour imposer aux politiciens maliens une solution aux problèmes du Nord, où vivent les peuples touareg, arabe, peul et songhaî (noirs). Déjà, -sous la pression de la France- l’Assemblée nationale malienne a adopté une feuille de route prévoyant des négociations avec les populations du Nord. C’est à Kidal, en 1963, soit trois ans à peine après l’indépendance du Mali, que les sombres prédictions des Tamacheks (« ceux qui parlent la langue touarègue », comme ils s’appellent eux-mêmes) se réalisent.

Au premier incident entre Touaregs et un administrateur noir, Bamako sonne la charge. « La répression est féroce, les exactions, nombreuses, frappant indistinctement les rebelles et les civils, raconte Pierre Boilley, spécialiste des Touaregs au CNRS. Ces massacres vont renforcer la rébellion. Les hommes du désert ont l’impression de vivre une seconde colonisation ». Toute la région de Kidal va vivre sous la botte des militaires pendant vingt ans. Alors Etat socialiste, le Mali s’acharne à casser la hiérarchie des Touaregs, considérée comme féodale, en humiliant, emprisonnant, exécutant ses chefs. Guerriers de tradition, les « hommes bleus » refusent de se soumettre à des Noirs du Sud qui n’ont pas même combattu pour leur indépendance. Pour échapper au joug de Bamako, une première vague de Touaregs fuient chez leurs frères, en Algérie, en Libye. Dans les années 1980-1990, de grandes sécheresses frappent le Sahara-Sahel, décimant ce qui reste du cheptel, asséchant les puits, affamant les hommes. Les dons internationaux sont détournés au profit du Sud. Sans avenir, les jeunes nomades émigrent de nouveau vers l’Algérie et la Libye. C’est le mouvement des ichoumar, les chômeurs. Kadhafi leur ouvre ses camps d’entraînement militaire. On retrouvera des Touaregs se battant au Liban aux côtés des Palestiniens et faisant le coup de feu au Tchad. Mais ils rêvent toujours au retour et misent sur le soutien du Guide libyen. « Il y avait une sorte de deal avec Kadhafi. On intégrait son armée et, en retour, il devait nous aider à reconquérir nos terres. Mais il nous a trahis. Il a même commencé à arrêter des Touaregs qui voulaient rentrer au pays », explique Moussa Ag Acharatouman, un des fondateurs du Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA, indépendantiste, laïque). Car la deuxième rébellion se prépare depuis la Libye : caches d’armes, cellules politiques, levée de fonds.

En juin 1990, les insurgés du désert attaquent la gendarmerie de Ménaka. Le dictateur malien Moussa Traoré envoie l’armée, qui, comme à son habitude, épaulée par des milices, s’en prend aux campements, aux femmes, aux enfants. Sous la pression de l’Algérie et avec l’aide de la France (qui délègue Edgard Pisani), les rebelles et Bamako signent un pacte national en avril 1992. Très ambitieux, il prévoit l’intégration des combattants dans la police, l’armée, les douanes maliennes, le développement du Nord. Et surtout une très large autonomie, y compris de la police et de l’armée. Mais, une fois encore, le développement ne suit pas. Pas de route, pas d’écoles, pas d’hôpitaux

. Et l’armée malienne, tant honnie, est toujours là. La promesse d’autonomie a été abandonnée au profit d’une décentralisation sur tout le pays. Mais le financement ne suit pas. Au même moment, le Niger, où vit la plus nombreuse des communautés touarègues de la région (800 000 contre 300 000 à 500 000 au Mali), est également aux prises avec une insurrection. Mais Niamey est plus habile. Maniant la carotte et le bâton, les Nigériens envoient leurs blindés et leurs hélicoptères de combat tout en tenant leurs promesses d’intégration.

« Si la situation est différente au Niger, c’est aussi parce que la France s’en préoccupe à cause de l’uranium », souligne le chercheur Pierre Boilley. Après une nouvelle insurrection menée en 2007 par le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ), une part plus importante des bénéfices de l’extraction sera destinée au développement du nord du pays. Aujourd’hui, le Premier ministre est un Touareg d’Agadez, le numéro deux de l’armée vient du désert, et le président du conseil d’administration de la mine d’uranium géante d’Imouraren, exploitée par la société française Areva, est le neveu du plus célèbre chef rebelle. L’Algérie, elle, a su traiter sa question touarègue par un mélange de contrainte et de séduction. La puissante Sécurité militaire veille. Des représentants des Touaregs se sont vu offrir des postes à Alger. Grâce à l’argent du pétrole, des investissements ont été réalisés dans le Grand Sud. Dans la très riche Libye, Kadhafi a longtemps soigné ses Touaregs locaux, peu nombreux, tout en instrumentalisant les rébellions chez ses voisins pour jouer un rôle de premier plan dans tout le Sahara.

Mais au Mali, l’un des pays les plus pauvres du monde, les ressources manquent cruellement pour instaurer la paix civile. « Le Sud est pauvre, mais le Nord l’est encore plus », soupire Pierre Boilley. A partir des années 2000, la Mali fait face à des révoltes sporadiques qui se soldent souvent par une paix financée par la Libye. « Cela a pu générer une frustration chez d’autres Touaregs qui, à leur tour, entrent en rébellion. Les révoltes armées sont, du coup, devenues aussi des entreprises lucratives, des sortes de syndicats de la kalachnikov », explique Charles Grémont, historien et anthropologue. Les années 2000 sont surtout celles de l’arrivée dans la région des émirs algériens d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), du très lucratif trafic de drogue et des juteuses prises d’otages qui viennent troubler le jeu. Alors que se fomente une nouvelle rébellion dans l’Azawad, le régime de Kadhafi s’effondre en 2011. Les Touaregs intégrés dans l’armée libyenne et la Légion islamique retournent au pays.

Ils viennent renforcer les rangs du MNLA, instigateur de la rébellion de 2012. En trois mois, les Touaregs reprennent l’Azawad à une armée malienne en déroute, déboussolée par un putsch à Bamako. Le 6 avril 2012, ils déclarent l’indépendance. Mais c’est sans compter avec l’apparition d’un nouveau mouvement. Faute de pouvoir s’emparer de la direction du MNLA, Iyad Ag Ghali, un vétéran admiré de la révolte de 1990, à l’ego surdimensionné et converti au salafisme, crée Ansar Dine (« protecteurs de la foi »), un mouvement rival à la fois islamiste radical et touareg. Bien financé par ses alliés d’Aqmi et de sa dissidence, le Mujao, Ansar Dine attire les combattants d’un MNLA affaibli et désargenté. En juin, les groupes islamistes chassent le MNLA dans le désert et se rendent maîtres de l’Azawad. L’intervention de l’armée française vient bouleverser la donne. Ansar Dine éclate. Des modérés créent le Mouvement islamique de l’Azawad (MIA). Le chef charismatique Iyad Ag Ghali est en fuite, sans doute dans les montagnes inexpugnables de l’Adar des Ifoghas, avec ses alliés djihadistes. C’est l’heure de la revanche pour le MNLA, qui reprend certaines villes abandonnées par les islamistes. Il offre de collaborer avec l’armée française pour traquer les terroristes. Sans formellement renoncer à l’indépendance, le MNLA semble prêt à négocier avec Bamako.

En position d’arbitre comme il y a un demi-siècle, la France va sans doute tenter de réconcilier le Nord et le Sud, réglant enfin une question qu’elle avait laissée ouverte à la décolonisation. L’affaire ne sera pas simple car les tensions sont aussi vives au nord entre les communautés. Certains, parmi les communautés noires, sont fatigués des rébellions à répétition des Touaregs, qui ne les ont jamais vraiment associés. « Aujourd’hui, résume le chercheur Charles Grémont, il y a une double crise de confiance. L’une, depuis toujours, entre les Touaregs et le régime de Bamako. L’autre, qui s’est aggravée, avec les populations voisines du Nord ».   

A savoir :

            → Il y a entre 1,5 et 2 millions de Touaregs, répartis dans plusieurs pays.

            → Ils sont entre 300 000 et 500 000 au Mali, 800 000 au Niger près de 70 000 en Algérie et quelques dizaines de milliers en Libye, en Mauritanie et au Burkina Faso.

            → Au Mali, de 75% à 80% de la population (12 à 15 millions) vivent au sud. Et même au nord, où ils sont établis, les Touaregs sont minoritaires par rapport aux populations arabe, songhaï et peule.

            → Amenokal : c’est le chef suprême ; il est choisi pour sa bravoure et son charisme dans la tribu la plus noble.

            → Castes : les tribus sont divisées en plusieurs castes hiérarchisées. En haut, les nobles (imajaghen), qui sont avant tout guerriers et assurent la sécurité en échange d’un tribut versé par les vassaux (imghad). Viennent ensuite les religieux (ineslimen). Tout en bas de l’échelle sociale se trouvent les esclaves (iklan).

            → Les femmes touaregs : elles jouissent traditionnellement d’un statut inégalé dans le reste du monde musulman. Dans la société touarègue, la monogamie est de règle, les remariages sont fréquents. La filiation, l’héritage se font en ligne matrilinéaire. Les femmes sont gardiennes de la culture et des traditions.

            → Islam : ayant tardivement adopté l’islam à partir du XVe siècle, les Touaregs conservent dans leurs croyances et leurs comportements l’héritage d’un passé plus ancien et ne revendiquent pas la religion mais la langue comme critère identitaire collectif.

            → Touaregs : c’est l’appellation arable pour le peuple des Berbères du Sahara, sui se nomment eux-mêmes Kel Taguelmoust (« ceux qui portent le voile ou le chèche »)., Kel Tamasheq (« ceux qui parlent le tamachek »), ou encore Imageren (« homme libres »). 

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empty.gifOpération Serval Forces Francaises 

Message  VERT 3 le Mar 5 Fév - 16:57

La France a, ce vendredi 1er février, plus de 3 500 soldats sur le sol malien. Les soutiens à N'Djamena, Niamey, Ouagadougou et les troupes en attente à Dakar représentent environ 700 militaires français.
Le dispositif est distendu à l'extrême en raison des distances (1 500 km entre Bamako et Kidal), d'où l'importance du déblayage des pistes d'aéroport de Tombouctou, Gao, avant la prise de contrôle de Kidal.

Rappel des quatre missions confiées à l'opération Serval
1.Stopper la progression des groupes insurgés (réalisé),
2.Frapper les bases arrières de l'adversaire, essentiellement par les forces aériennes (en cours),
3.Assurer la protection de Bamako et des 6 000 ressortissants français (réalisé),
4.Aider les forces maliennes à se structurer et la MISMA (Mission internationale de soutien au Mali) à s'organiser « pour la reconquête totale du Mali ». Les rapides avancées vers Gao, Tombouctou procèdent de cette logique.

Tour d’horizon des moyens déployés

Armée de terre

Tombouctou :

21rima10.png1rec_c10.png2rep-c10.png6rg_ca10.png17rgp_10.png
•les marsouins du 21ème RIMa,
•les légionnaires du 1er REC avec des blindés légers AMX 10 RC.
•200 cents légionnaires du 2ème REP largués au nord de la ville.
•Des éléments du 6e RG, chargé de l'ouverture d'itinéraires, du déminage, de la destruction d'armes et de munition mais aussi l'installation de campements.
•Des éléments du 17ème RGP largués sur Tombouctou, bulldozer compris, pour nettoyer l'indispensable piste d'atterrissage de l'aéroport.


Gao :


1rcp_c10.png17rgp_11.png1rhp_c10.png3rpima10.png2-rima10.png


•Un détachement du 1er RCP a effectué un poser d'assaut pour sécuriser l'aéroport de Gao.
•Des éléments du 17ème RGP pour l'aménagement de la piste et la mise en place d'une chaîne aérienne logistique.
•Une trentaine de blindés du 1er RHP.
•Des éléments du 3ème RPIMa.
•Une compagnie du 2ème RIMa.


Bamako :


3rima_10.png7rmat_10.png511rt_10.png28rt_c10.png515rt_10.png


•150 hommes du 3ème RIMa de Vannes s'occupent de la sécurité de la base arrière de l'opération Serval. 250 autres sont en attente.
•Une cinquantaine d'hommes du 7ème RMAT. D'autres éléments aux métiers ultra-techniques sont prélevés un peu partout. Une centaine d'hommes complètent la logistique (munitions, carburant, transmissions, armement, véhicules...).
•Une centaine d'hommes du 511ème RT.
•Des éléments du 28ème RT.
•Une centaine d'hommes du 515ème RT.
•Deux cents personnels et quinze engins (Tigre, Cougar, Gazelle) du 5ème RHC.


Dakar, en attente :


92ri_c10.pngricm_c10.png
•Deux compagnies du 92ème RI équipées de VBCI (véhicules blindés de combat d'infanterie).
•Une compagnie du RICM avec des AMX10 RC.


En cours de transfert

11rama10.png126ri_10.png31rg_c10.png68raa_10.png1rima_10.png


•Une batterie du 11ème RAMa avec des mortiers de 120 mm.
•Une compagnie du 126ème RI
•Une compagnie du 31ème RG.
•Une batterie du 68ème RAA avec quatre camions Caesar.
•Un escadron du 1er RIMa avec sept blindés AMX 10 RC, une dizaine de VAB et de VBL et de cinq camions.
A noter que la zone de regroupement et d’attente (ZRA) de Miramas est armée par le 503ème RT.


Armée de l'air


Le dispositif aérien est basé à N'Djamena (Tchad), Niamey (Niger) et désormais, Bamako. On compte désormais six Rafale, six Mirage 2000-D, cinq avions ravitailleurs Boeing C135 FR et deux Mirage F1-CR de reconnaissance tactique.
Six Rafale sont mobilisables depuis Abou Dhabi, si nécessaire.
Les munitions transitent par la base 702 d’Avord dans le Cher, comme lors de l'opération Harmattan en Libye.
Au sol, le CPA 20 (commando parachutiste air) est déployé pour son métier de protection de base aérienne. Le CPA 30 aurait des éléments spécialisés dans l'appui aérien et la récupération de personnes isolées.



Forces spéciales et renseignement
Ils sont omniprésents à l'avant de la remontée française.


1rpima10.png13rdp_10.png4rhfs_10.pngcos_ca10.pngcpa10_10.pngcdomar10.png
•Des équipes du 1er RPIMa, du 13ème RDP de Souge et des hélicoptères du 4ème RHFS.
•Le COS (Commandement des opérations spéciales), son poste de commandement à Ouagadougou (Burkina-Faso) et au siège à Villacoublay.
•Des commandos de l'air du CPA 10 d'Orléans présents au sol pour l'appui aérien, le ciblage, c'est-à-dire le guidage des avions pour les bombardements.
•Des commandos marine de Lorient sont engagés en première ligne depuis le début de l'intervention française.
Le couple de satellites Pléiades et les Hélios 2A et 2B observent le Mali depuis longtemps et donnent d'excellents renseignements sur un terrain favorable, tout comme les avions Atlantique 2 et les deux drones MALE Harfang de l'escadron 1/33 Belfort de la BA 112.



Marine nationale

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•Le BPC Dixmude est arrivé lundi 28 janvier à Dakar. Il avait appareillé de Toulon lundi 21 avec les éléments d'un GTIA.
•Le roulier MN Eider doit arriver à Dakar avec 250 véhicules et une centaine de conteneurs.
La Marine arme également les avions de reconnaissance et de surveillance Atlantique 2, basés à Dakar.

Source: Défense Globale


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«Contre la peur, un seul remède : le courage.»
 

 

 

MALI : OPERATION « SERVAL » II

 

                                                 

►Boubacar, enfant, esclave et soldat du Djihad…

« Après la piqûre, tu ne peux plus t’empêcher de courir comme un fou »…

Enrôlé de force, terrorisé, drogué, il a servi, comme ses camarades d’école coranique, de chair à canon aux combattants islamistes. Il garde la tête baissée, les yeux vers le sol, crache par terre et demande à boire. Boubacar a toujours soif. Il a quinze ans à peine, les yeux brillants, le corps flottant dans un boubou grenat qui exhale une odeur forte de brousse, les pieds dans des sandales de plastique. Quand on l’extrait de sa cellule, une pièce de ciment meublée d’un seau débordant de merde, il tripote un mégot coincé derrière son oreille, crache, demande encore à boire et une cigarette. Boubacar est en manque. Il a six ans quand ses parents, trop pauvres pour élever sept enfants, le confient à l’école coranique de Haïbongo, à vingt et un kilomètres de Tombouctou. Le père est épicier et marabout, marchand de cigarettes et d’arachides ; la mère vend du lait de vache.

À l’école coranique, Boubacar passe ses journées à ânonner les sourates du coran et à servir le maître, un religieux autoritaire et avide, qui répète à ses vingt quatre élèves qu’ils iront en enfer s’ils ne sont pas obéissants. Un jour, les islamistes viennent à l’école et ils repartent avec tous les gamins. Le maître les a vendus. Leur nouveau chef s’appelle Mohamed Djibrilou Sidi Bey, venu de Libye ou d’Algérie, un homme « toujours armé, grand, gros, très méchant, à la peau plus claire que moi », dit Boubacar, « un barbu qui parle arabe, peul, sonraï et français ». Sans le savoir, Boubacar vient d’être enrôlé par la branche de Tombouctou d’Ansar Dine, en marche pour la guerre sainte. Boubacar est envoyé à Douentza, dans un camp militaire, où il est formé au maniement de la « 47 », en clair, l’AK 47, le fusil d’assaut préféré des islamistes. Pendant deux semaines, le gamin de treize ans à peine, court, saute, sue, tire, manoeuvre puis devient cuisinier, sert ses maîtres et leur porte une bassine d’eau, cinq fois par jour, à l’heure des ablutions pour la prière.

Chaque jour, le chef leur répète que la religion est tout, qu’il faut mourir en martyr pour entrer au paradis des vrais croyants...« il parlait bien, c’était beau ! ». Oublier une sourate ou la réciter mal est un péché. Et Boubacar, défaillant, recevra le fouet, sous forme de cinq coups de courroie de moteur de voiture. Dans le camp, un Burkinabé de vingt et un ans, Omar Sanga, est particulièrement indiscipliné. L’ancien forgeron se cache pour fumer dans la brousse et sort en cachette en ville le soir. Après une nouvelle incartade, son chef décide de punir le mécréant : « il l’a égorgé ». Désormais, Boubacar et ses camarades de l’école coranique vivent dans la terreur. Il y a un an, quand l’insurrection éclate, Mohamed les réunit pour leur annoncer que l’heure du Djihad est enfin arrivée et que Dieu, dans son immense bonté, leur offrait enfin l’occasion de mourir en martyr. Le chef menace, personne ne doit faiblir au combat. Sinon... et tous les combattants pensent à Omar Sanga. En quelques semaines, les villes du Nord tombent l’une après l’autre. Tombouctou est aux mains d’Aqmi et d’Ansar Dine. Et en décembre dernier, la Katiba (compagnie ou section) déménage pour s’installer du côté de Diabali. Début janvier, Boubacar apprend que des bombes françaises ont frappé Konna. Sa belle-sœur est morte au cours du raid. Son père, lui, a fui avec sa famille vers Bamako. L’épicier, qui avait le malheur de savoir parler français et vendait le tabac du diable, était devenu suspect aux yeux de la police islamique. Le déplacement de la Katiba à Dougala, petit village près de Diabali, se fait par petits groupes pour ne pas éveiller l’attention. D’abord quatre pick-up et des hommes armés de simple coupe-coupe, puis d’autres colonnes chargées d’armes lourdes : les djihadistes se préparent à l’attaque de Diabali.

Le lundi 14 janvier à l’aube, 400 hommes et 47 pick-up s’infiltrent dans la ville et balaient la garnison malienne en moins de trois heures. L’attaque est menée par Ousmane Haïdara, « un ancien colonel de l’armée malienne, dit Boubacar, il connaissait bien Diabali parce qu’il avait été commandant de la garnison de la ville ».

Boubacar fait partie de la deuxième vague, celle du lendemain matin. Déjà, les hélicoptères français tournent et les avions larguent des bombes de 250 kilos... « Nous avions tous très peur », dit Boubacar. Le bruit et les morts ! Le gosse crache par terre et demande à boire, « le ciel et la terre, tout tremblait ». Boubacar cherche ses camarades d’école, divisés en deux groupes de douze. Le premier pour l’assaut, le second en appui. Dans le premier groupe, sept compagnons sont morts. Il relève la tête et crie leurs noms : « Soumaïla Barry, Adama Yori, Samba Touré, Djibrilou Barry, Affo Barry, - « mon cousin » -, Boubacar Sidi Bey et Sambo Traouré...Tous morts ». Les assaillants prennent le temps d’en enterrer un, « derrière le cimetière, sous les manguiers ». Et les autres ? Boubacar enlève une sandale et la tient dans la main : « C’est tout ce qu’on retrouvé d’eux... après les bombes des avions ». Le soir, les combattants s’installent au cœur de la ville, dans l’école catholique « Espoir de demain », près de l’église qu’ils ont saccagée. Comme toujours avant les combats, on leur sert de la viande mélangée à une poudre blanche : « Après, tu as le corps qui devient dur comme du fer. Tu ne sens plus la douleur. Et tu gardes les yeux très ouverts. Sans pouvoir dormir ». Cocaïne. Les hommes du camp reniflent aussi la poudre magique. Mohamed Djibrilou le chef traite aussi les « cas particuliers », comme Boubacar, qu’il trouve « têtu », peu enclin à embrasser la mort. Le gamin soulève ses manches sales, montre deux piqûres à son bras gauche, deux autres au bras droit et trois de plus sur les fesses, résultat des injections imposées par le chef de Katiba : « Après la piqûre, tu ne peux plus t’empêcher de courir comme un fou », dit Boubacar. Plus les avions frappent, plus le chef multiplie les injections. À la dernière, Boubacar s’effondre, dans le coma.

Quand il se réveille, tout est étrangement calme. Boubacar a très soif et n’a plus la force de bouger. La femme du gardien de l’école, tué dans les bombardements, lui donne à boire et à manger. Il reste là cinq jours, à dormir et à délirer. Puis parvient à se lever. Dehors, la ville est déserte. Les djihadistes ont fait retraite. Boubacar décide de partir à pied vers Bamako, rejoindre ses parents, à cinq cents kilomètres de là. Sur la route en direction de Niono, les forces lui manquent. Il fait demi-tour et se fait arrêter par les premiers militaire maliens : « J’étais content. Ils ne m’ont pas tué ». Depuis sa cellule répugnante de la gendarmerie de Ségou, Boubacar a entendu la suite, les villes qui tombent les unes après les autres et les islamistes abandonnés de Dieu qui fuient dans le désert. Les colonnes djihadistes n’ont pas fait le poids devant une armée moderne. Les hélicoptères d’assaut, les avions munis de bombes guidées au sol par les forces spéciales françaises ont pulvérisé les pick-up avec une précision diabolique. La première manche de la guerre classique est quasiment terminée, les foules libérées exultent en agitant les drapeaux français et malien, l’heure est à l’euphorie. Mais Boubacar se souvient comment son chef parlait du désert immense, des combattants qui le parcourent, de la colère de Dieu qui frappera les impies, dans les dunes, sur les routes ou même dans les villes, portée par des martyrs, ceinture d’explosifs autour de la poitrine. Boubacar ne le comprenait pas, mais son chef ne faisait que leur expliquer les règles de la guerre asymétrique. Celle qui peut désormais commencer.

Boubacar crache par terre, demande encore à boire et allume avec avidité la cigarette qu’on consent enfin à lui offrir. Cette autre guerre se fera sans lui. Il sera bientôt jugé pour « participation à la rébellion » et ses gardiens lui ont dit qu’il resterait longtemps en prison. Pour l’heure, il a été rejoint par un codétenu, très jeune, un peu décevant comme nouveau camarade, qui ne connaît pas son âge ni son nom, reste muet et passe ses journées à rouler des yeux fous. Un combattant djihadiste arrêté lui aussi sur le front. Un enfant-soldat. Un gosse perdu à la guerre.

(Source : Jean-Paul Mari – Grand reporter)

              

 

► L'acte 2 de la guerre…

L’affaire n’a pas été ébruitée. Nous sommes le 26 janvier, au cœur de la nuit, il est quatre heures du matin, la ville de Gao vient à peine de tomber. Une colonne d’une centaine de véhicules - 400 militaires Maliens, 100 Français - progresse, formant un convoi qui s’étire sur dix kilomètres. À un kilomètre avant Gao, le premier véhicule blindé tombe dans un énorme cratère de trois mètres de diamètre et d’un mètre cinquante de profondeur. Sous le choc, le véhicule est disloqué, deux soldats français sont blessés, nez cassé, bras fracturé, trauma crânien.

Explication : la veille, les Forces spéciales se sont retrouvées face à un pick-up bourré d’explosifs conduit par deux kamikazes. Les Français ont ouvert le feu, le véhicule a explosé, les corps des deux islamistes « blastés », - disloqués par le souffle, gisent sur le bas-côté de la route. Il fait très noir, une équipe télé, qui accompagne le convoi, ne peut pas faire d’images. D’autant qu’immédiatement, à la radio, on entend la consigne « attention ! Restriction presse ». Pas d’images, donc pas d’histoire. Le convoi reprend son chemin.

Constat : il est double. Un, les Forces spéciales ont toujours été devant et elles savent tirer. On s’en doutait. Deux, plus important, face aux frappes aériennes qui les laissaient impuissants, puis face aux troupes au sol, plus vulnérables, les djihadistes ont commencé très tôt à utiliser les armes qu’ils connaissent : kamikazes, voitures-piégées ou suicides, mines, accrochages éclairs, bref toute la panoplie des groupes islamistes armés. Depuis, les évènements qui se sont déroulés, toujours autour et dans Gao, confirment que « l’autre guerre », prévue, attendue, redoutée, logique et inévitable, a bel et bien commencé.

Scènes de guérilla urbaine

Le 6 février, une mine saute au passage d’un véhicule, toujours sur cette route entre Douentza et Gao, - apparemment « truffée » de mines selon les témoignages - faisant quatre morts, deux soldats et deux civils. Déjà, le 31 janvier, une mine avait explosé sur la route, au passage d’un véhicule militaire malien, tuant deux soldats. Autour de Gao, les premiers accrochages commencent, avec tirs de kalachnikov et de lance-roquette antichar, le minimum de l’arsenal de tout bon djihadiste dans la région. Le 8 février, un homme à moto habillé en uniforme de la gendarmerie malienne se fait exploser devant un barrage de soldats. Un seul mort, le kamikaze et un soldat blessé. Par chance, l’obus que transportait le djihadiste sur sa moto n’a pas explosé. Et deux jours après, on pouvait toujours voir la tête du kamikaze abandonnée sur le sol, un « homme à la peau claire », arabe ou touareg.

 

Le 10 février, enfin, la ville de Gao connaît de véritables scènes de guérilla urbaine. Un kamikaze se fait sauter à un poste de contrôle de l’armée malienne à l’entrée de la ville, pour ouvrir la voie à un commando de plusieurs dizaines d’hommes qui s’infiltrent, prend le contrôle - symbolique - de l’ancien centre de la police islamique. Les combats vont durer cinq heures. Et les islamistes sèment la panique dans tout le centre-ville. Des reporters décrivent des hommes en noir, ceinture de grenades autour de la taille, sautant de maison en maison dans les ruelles de la ville. Il faudra l’intervention des hélicoptères de l’armée française pour déloger le commando et rétablir l’ordre dans une ville secouée, privée un temps d’électricité et inquiète de la possibilité de terroristes rescapés, infiltrés dans la cité et bénéficiant de complicités pour attendre l’heure d’un nouveau mauvais coup.

 

Des soldats maliens transportent des suspects à Gao, dans le nord du pays. (Julien Guyot - AFP)

 

► Focus sur l’appui à l’implantation des composantes « Air »…

Dès le début de l’opération « Serval », les militaires du 25ème Régiment du Génie de l’Air (25ème RGA) et du Groupement Aérien d’Appui aux Opérations (GAAO) ont été déployés à Bamako, puis au fil de l’avancée des troupes françaises et maliennes, à Mopti, Sévaré, puis Gao. Leur mission : aménager les structures aéronautiques nécessaires pour le détachement Air.

Les hommes du 25ème RGA et du GAAO sont chefs de travaux, conducteurs d’engins, maçons, électriciens ou encore menuisiers. Ils sont projetés sur un théâtre d’opération dès son ouverture lorsqu’il faut y déployer des zones de vie et de travail. Au Mali, les deux entités ont réalisé en synergie les aménagements nécessaires pour que les avions puissent se poser et les hommes s’installer. Le génie se consacre aux travaux d’infrastructures « horizontales » tels que la préparation des pistes de terrain. Le personnel du groupement aérien d’appui des opérations, constitué de spécialistes du bâtiment, des énergies ou du traitement de l’eau, prend en charge les infrastructures dites « verticales ».

Ainsi, sur un chantier au profit de la base de Bamako, le génie de l’Air a récemment renforcé le dispositif de sécurité de l’entrée de l’aéroport militaire. L’objectif est d’éviter l’infiltration ou l’attaque directe d’ennemis grâce à une infrastructure performante et un service de sécurité infaillible. Les éléments du 25ème RGA, soutenus par des entreprises locales, ont rapidement entamé les travaux de terrassement de la zone qui sera constituée plus tard de bastions walls (système de fortification cellulaire modulaire) et d’un poste de sécurité.

De son côté, le GAAO a procédé à la construction de blocs sanitaires au profit du détachement Air à Bamako. Outre sa capacité à installer un camp pour 1 400 personnes et à baliser des pistes de campagne, cette unité travaille au quotidien à l’amélioration des conditions de vie de son détachement et de la force en général. Les maçons ont dressé des blocs sanitaires qui serviront à l’armée Française puis à l’armée de l’Air malienne qui stationne sur cette base. Un moyen de mettre à profit les compétences de l’unité et de les partager.

Les élongations importantes de l’opération « Serval » sur le territoire malien ont nécessité l’intervention du 25ème RGA et du GAAO dans plusieurs villes (Gao, Mopti…) avec une phase de reconnaissance d’expertise, puis une phase d’engagement des travaux. Dès le début des opérations, ils sont les garants des capacités de déploiement de la composante Air. Ils participent à la manœuvre globale de l’opération en travaillant en étroite collaboration avec les autres entités du théâtre et les forces locales.

                                 

 

► Focus sur le détachement « chasse » de Bamako…

Dès l’ouverture du théâtre malien, la composante Air a joué un rôle crucial avec l’appui aérien apporté par les mirages 2000D et F1 lors des opérations terrestres menées par les troupes françaises aux côtés des forces maliennes. Aux côtés des pilotes, les mécaniciens œuvrent jour et nuit pour que l’ensemble des aéronefs puissent remplir leurs missions.

Actuellement, au détachement Air de Bamako (DETAIR), 6 mirages 2000D sont alignés, armés et prêts à décoller. Pour mener les missions programmées ou déclenchées sur alerte, les 10 équipages et les 80 mécaniciens sont à pied d’œuvre 24h/24. Sous la chaleur écrasante d’un après-midi à Bamako, dans la zone militaire de l’aéroport, les mécaniciens du détachement « chasse » (DETCHASSE) s’affairent autour des deux mirages déclenchés pour une alerte. Après un briefing en salle d’opérations, les deux équipages rejoignent leurs avions, effectuent les dernières vérifications de l’appareil avant le vol. Quelques instants plus tard, la mise en route, le roulage puis le décollage dans un bruit assourdissant, marquent le début de cette mission.

Dès le retour des avions, les mécaniciens prennent en charge les appareils pour les préparer à leur prochaine mission. Les équipages regagnent la salle d’opérations pour débriefer cette mission et faire les comptes rendus à temps. Quelques heures plus tard, ce sera au tour d’un nouvel équipage. Initialement, l’engagement des mirages 2000D a permis d’arrêter la progression des groupes terroristes vers le Sud du Mali. Désormais les interventions aériennes menées dans la profondeur permettent, notamment, la destruction des bases arrières empêchant tout repli et toute réorganisation des groupes terroristes repoussés par les unités au sol. Leur déploiement permet également l’acquisition du renseignement et la définition de la situation tactique ainsi que l’appui des troupes au sol.

            

                

 

► Les commandos parachutistes de l’air du CPA 20 au cœur du GTIA 1

Depuis leur départ de Bamako le 24 janvier 2012, les hommes du CPA 20 (commandos parachutistes de l’Air n° 20) de la base aérienne 102 de Dijon, insérés au sein du GTIA 1 (Groupement Tactique Interarmes), coordonnent l’appui aérien au profit de leur unité et, assurent le marquage des zones de largage et des zones de posers sur l’aéroport de Tombouctou.

Le 24 janvier 2012, lorsque le GTIA 1 s’est élancé depuis Bamako pour un raid blindé sur Tombouctou de près de 1 000 kilomètres en 4 jours, 11 militaires de l’armée de l’Air les accompagnaient :

un pilote de chasse et 10 commandos parachutistes de l’Air. Ces hommes ont armé deux structures, une équipe de contrôle tactique air (CTA) et une équipe d’appui aérien (TACP - tactical air control party).

L’équipe CTA, dirigée par un contrôleur tactique air, remplit deux missions. La première, consiste à coordonner les actions aéroterrestres dans la zone de responsabilité du GTIA. La deuxième, consiste à attribuer, en conduite, les moyens aériens déployés aux TACP et à coordonner les actions de ceux-ci.

Les TACP, ont la responsabilité de diriger les avions ou hélicoptères opérant dans leur zone (niveau tactique). Leurs missions consistent à faire comprendre aux équipes d’aéronefs arrivant dans la zone la situation tactique locale, à leur transmettre les éléments nécessaires pour identifier les objectifs, à guider les munitions le cas échéant et à évaluer les résultats. Cette équipe, commandée par un contrôleur aérien avancé (FAC - forward air controler), est constituée de spécialistes réalisant l’extraction de coordonnées, la désignation d’objectifs, la communication et l’autoprotection du détachement.

Durant la progression du GTIA 1, les villes de Niono et Léré ont été rapidement libérées et le 27 janvier la colonne a atteint l’aérodrome de Goundam. Après la réouverture de la piste, les hommes du CPA 20 ont guidé le poser d’un C160 Transall transportant des munitions et du carburant pour le ravitaillement du groupement aéromobile (GAM) qui se préparait à prendre la ville de Tombouctou. Dans la nuit du 27 au 28 janvier, le FAC du CTA a guidé les avions Rafale et le drone Harfang qui ont appuyé l’opération aéroportée du 2ème régiment étranger parachutiste (2ème REP) au nord de l’aéroport de Tombouctou. Ils ont également effectué le marquage des zones pour le largage des véhicules et des munitions.

Le 28 janvier, alors que l’aéroport est sous le contrôle des forces françaises et africaines, mais rendu indisponible par des obstacles, les hommes du CPA 20 ont à nouveau préparé des zones de largage permettant, dès le lendemain, aux sapeurs du 17ème RGP (régiment du génie parachutiste) d’être parachutés avec leurs véhicules lourds (tractopelle et bulldozer). Une fois au sol, ils ont immédiatement entamé le rétablissement de la piste de l’aéroport.

Le 31 janvier, le CPA 20 a assuré le premier poser d’un avion Hercules C130 de la composante aérienne de l’opération « Serval » sur l’aéroport de Tombouctou. Depuis, le CTA assure la coordination des mouvements de tous les avions de transport tactique (ATT) et d’assaut (ATA) de jour comme de nuit, permettant ainsi de maintenir une liaison avec les hommes du GTIA 1 stationnés aux confins du Sahel.

                           

 

► Décès d’un soldat français…

Le 19 février 2013, peu avant 11h00, des éléments français constitués d’une section de commandos parachutistes, renforcée d’un contrôleur aérien avancé et d’une patrouille blindée en mission de reconnaissance dans le massif de l’Adrar à une cinquantaine de kilomètres au sud de Tessalit, ont été pris à partie par des groupes terroristes. Au cours de cette action, un soldat français a été mortellement touché.

                     

Immédiatement, les éléments pris à partie ont été appuyés par un renfort au sol et par la patrouille blindée qui a riposté au canon de 105 mm. Simultanément, une patrouille de deux Mirage 2000D, en mission d’appui au profit des troupes au sol dans la zone, est intervenue et a détruit deux nids de mitrailleuses lourdes. Une QRF du GAM s’est déployée sur zone. Les échanges de tirs se sont poursuivis pendant plusieurs heures et ont permis de fixer une partie des éléments terroristes. La veille, près de 150 soldats français et maliens lançaient l’opération « Panthère » dans le massif de l’Adrar. Cette opération vise notamment à désorganiser les groupes terroristes et à démanteler les sanctuaires terroristes. A cette occasion, deux importants dépôts de munitions ont été détruits par des frappes aériennes dans ce secteur. Cette action des forces françaises a permis de localiser des éléments terroristes dans leur sanctuaire, de les poursuivre et de neutraliser plus d’une vingtaine d’entre eux. Le soldat français tué au cours de cette opération est un sous-officier du groupe de commandos parachutistes du 2ème Régiment étranger de parachutistes (2ème REP) de Calvi.

               

           

 

In memoriam : décès du sergent-chef Harold Vormezeele

Né le 24 juillet 1979 en Belgique, le sergent-chef Harold VORMEZEELE aura servi la France durant près de 14 ans.

A 19 ans, le 24 février 1999, il s’engage pour cinq ans à la légion étrangère en qualité d’engagé volontaire. A l’issue de sa formation initiale au 4ème régiment étranger de Castelnaudary, il intègre le 22 juillet 1999 le 2ème régiment étranger de parachutistes (2ème REP) en qualité de grenadier voltigeur. A compter du 19 août 2000, il est amené, au sein du même régiment, à exercer les responsabilités d’opérateur radiographiste. Légionnaire sérieux et motivé, il se révèle compétent et efficace, se montrant particulièrement rigoureux dans l’exécution des missions confiées. Le 1er février 2002, il est élevé à la distinction de légionnaire de première classe.

Nommé au grade de caporal, énergique et déterminé, il se distingue par son remarquable investissement et son excellente condition physique. Manifestant un fort potentiel, il intègre alors la section des commandos parachutistes puis est naturellement orienté vers le corps des sous-officiers et est nommé au grade de sergent le 1er juillet 2005. Il se perfectionne alors dans le domaine de la troisième dimension et obtient son brevet supérieur de technicien de l’armée de Terre (BSTAT). Son profond attachement à la France lui fait déposer un dossier de naturalisation qu’il obtient le 7 mai 2010. Il est promu au grade de sergent-chef le 1er juillet de la même année.

Faisant preuve depuis toujours d’un remarquable dévouement à son métier et d’une disponibilité sans faille, le sergent-chef VORMEZEELE a effectué plusieurs missions extérieures : la Bosnie-Herzégovine en 2000, le Gabon en 2001, Djibouti en 2001 et 2011, la Nouvelle-Calédonie en 2003, la République de Côte d’Ivoire en 2006, la République Centrafricaine en 2007 et l’Afghanistan en 2008, 2010 et 2011.

Le 23 janvier 2013, dans le cadre du « Guépard », il est projeté en République de Côte d’Ivoire. Dans la nuit du 27 au 28 janvier, lors de l’opération « Serval », il saute en parachute avec son unité sur la ville de Tombouctou au Mali. Commando parachutiste compétent et particulièrement expérimenté, il se révèle une fois de plus à la hauteur dans cette situation de crise.

Le 19 février, peu avant 11h00, des éléments français constitués d’une section de commandos parachutistes, renforcée d’un contrôleur aérien avancé et d’une patrouille blindée en mission de reconnaissance dans le massif de l’Adrar à une cinquantaine de Kms au sud de Tessalit, ont été pris à partie par des groupes terroristes. Au cours de cet accrochage, le sergent-chef VORMEZEELE, sous-officier du groupe de commandos parachutistes du 2e REP de Calvi, a été mortellement touché. Il est le second soldat français à trouver la mort au combat depuis le lancement de l’opération « Serval » au Mali.

Le sergent-chef VORMEZEELE était titulaire de quatre citations dont trois avec attribution de la Croix de la Valeur militaire et d’une avec attribution de la médaille d’or de la Défense nationale.

Le sergent-chef VORMEZEELE était par ailleurs titulaire de la médaille commémorative française avec agrafes « ex-Yougoslavie » et « Afghanistan », de la médaille d’outre-mer avec agrafes « République de Côte d’Ivoire » et « République Centrafricaine », de la Croix du combattant et de la médaille de la Défense nationale - échelon or.

Agé de 33 ans, il a été tué dans l’accomplissement de sa mission au service de la France.

                

 

► Point de situation (14/02 18h au 18/02 18h)…

Les opérations aériennes se sont poursuivies en particulier dans la région de Bourem avec près de 85 sorties. Une quinzaine a été dédiée aux frappes aériennes et a permis la destruction, entre autres, de plusieurs dépôts de munitions des groupes terroristes. Un peu plus d’une trentaine a été consacrée au transport stratégique de nos forces et nos matériels, et le reste au soutien des opérations.

Pour rappel, le dispositif Air de l’opération « Serval » comprend 6 Rafale, 6 Mirage 2000D, 2 Mirage F1CR, 4 avions ravitailleurs, des drones Harfang, des C160, C130 et CN235 qui opèrent depuis Bamako, Ndjamena, Niamey, Dakar ou encore Abidjan. Au sol, l’opération « Serval » poursuit sa phase de sécurisation tout en mettant en œuvre des opérations visant à désorganiser les groupes terroristes. Ainsi, après la prise de Tessalit la semaine dernière, les soldats français en soutien des forces armées maliennes et en collaboration avec les militaires nigériens des forces africaines ont atteint la ville de Bourem.

Entre le 14 et le 18 février, le GTIA 2 (92ème RI), appuyé par le GAM et en soutien des FAM a lancé un raid blindé à partir de Gao vers la ville d’Almoustarat au nord, avant de rejoindre la région de Bourem plus au sud. La reconnaissance de cette zone a permis la fouille de plusieurs villages situés sur ces axes par les forces armées maliennes. Cette étroite coordination a notamment permis la récupération puis la neutralisation de 3 BM21 et un canon laissés par les groupes terroristes. Simultanément, des soldats français, maliens et nigériens ont sécurisé l’accès à la ville de Gao, face au nord, afin d’éviter de nouvelles infiltrations mais aussi des exfiltrations des groupes terroristes depuis la région de Bourem.

Le 16 février en début d’après-midi, l’ensemble des éléments s’est déployé à hauteur de Bourem. Le GTIA 2 s’est déployé aux abords de la ville afin d’en sécuriser les accès alors que les forces armées maliennes ont repris le contrôle de la localité. Leur arrivée a été saluée par la population. Près de 150 soldats maliens sont désormais installés dans la ville de Bourem. Le 17 février 2013, les éléments ont repris leur progression en direction de Gao. A plusieurs reprises des éléments ennemis ont été aperçus mais ils n’ont pas engagés le combat.
Parallèlement, les forces africaines poursuivent leur montée en puissance avec désormais près de 5 250 soldats sur le sol Malien. Les contingents togolais, sénégalais, béninois, ghanéen et tchadiens ont vu leurs effectifs accroître ces derniers jours et devraient poursuivre leur déploiement sur le terrain.

Enfin, le 18 février 2013, le Conseil de l’Union Européenne a officiellement lancé la mission EUTM MALI visant à apporter un soutien à la formation et à la réorganisation des forces armées maliennes. Un élément précurseur, sous les ordres du colonel Heluin, est arrivé à Bamako le 8 février et commencera à s'acquitter des tâches d'expertise et de conseil dans les jours qui viennent.  Les instructeurs militaires devraient être déployés avant la fin du mois de mars.

                       

NB : Le BM-21 Grad (russe : БМ-21 « Град ») est un camion soviétique lance-roquettes multiples de 122 millimètres développé dans les années 1960. BM signifie Boyevaya mashina, « véhicule de combat », et le surnom Grad signifie « grêle ». En Occident, le système était initialement connu sous le nom M1964. Selon les munitions et les versions, la portée de ces roquettes est de 5 à 45 km. Il comprend 40 tubes de lancement de roquettes.

        

 

► La traque des Atlantique 2…

 

Sur l’ensemble des aéronefs engagés dans l’opération « Serval », plusieurs appartiennent à la Marine nationale. Ce sont les Atlantique 2 ou ATL2. Détour par Dakar où sont stationnés les avions et le détachement de la flottille 23 F de Lorient.

Samedi 16 février 2013, les soldats français de l’opération « Serval » se déploient à l’Est du Mali pour une première mission de reconnaissance dans la région de Bourem. C’est la première fois que des éléments terrestres se rendent dans cette zone mais cette approche a pu être minutieusement préparée par les reconnaissances effectuées par les ATL2.

Les avions de patrouille maritime Atlantique 2, dont le bleu-gris du fuselage est caractéristique, réalisent dans le cadre de l’opération « Serval », des missions de surveillance et de recherche de renseignement par l’observation et le recueil d’images. Par la multiplicité et la précision de ses capteurs, il permet également le guidage des avions de chasse. Cette capacité avait déjà été éprouvée lors de l’opération « Harmattan » en Libye.

Ces avions et leurs équipages ont été engagés dès le déclenchement de l’opération « Serval » pour appuyer l’action des troupes au sol, en particulier le déploiement rapide des sous groupements tactiques interarmes de Bamako vers Tombouctou ou Gao, puis Kidal et Tessalit. Avec « Serval », « la patrouille maritime française a atteint son plus haut niveau d’engagement » a déclaré le chef du détachement 23F, capitaine de frégate Pierre.

Près de 1 000 heures de vol ont été effectuées par le détachement ATL2 depuis leur engagement. Il a par ailleurs compté jusqu’à 8 équipages et 200 marins de la 23F de Lorient.

Le détachement est stationné sur la Base Aérienne 160 « Colonel Geille » à Dakar, non loin du poste de commandement des Éléments français au Sénégal (EFS).

                         

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► Le 92ème RI arrivé à Gao…

 

Le 16 février 2013, en début de soirée, les fantassins de la 1ère compagnie du 92ème régiment d’infanterie (92ème RI) de Clermont-Ferrand sont arrivés à Gao.

Partis de Bamako le 13 février, les « grognards de la Vieille Garde » ont gagné Gao : plus de 1 200 km en 4 jours ! Ce convoi, formé des fantassins de la 1ère compagnie et de leurs véhicules blindés de combat de l’infanterie (VBCI), comptait en tout 85 véhicules (engins blindés et vecteurs logistiques). Chaleur accablante et fatigue étaient rapidement oubliées par les équipages à la traversée des villages. La population locale en liesse les accueillait sous les cris de joie et les applaudissements.

À Gao, les « grognards » vont renforcer le groupement tactique interarmes (GTIA) n° 2 Auvergne, placé sous le commandement du colonel Bert.

 

         

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VBCI : véhicule blindé de combat de l'infanterie

 

Cet engin, dont l'équipage est de deux hommes (le pilote et le chef d'engin-tireur) doit permettre le transport d'un groupe de combat avec la totalité de ses équipements (9 hommes dont le chef tactique) en lui assurant un niveau de protection significatif.

La configuration générale de ce véhicule de combat de l'infanterie (VBCI) et de ses équipements est adaptée à l'engagement au sein d'une force blindée. Le véhicule blindé de combat de l'infanterie doit permettre le débarquement au plus près de l'objectif du groupe de combat et être en mesure de lui fournir un appui avec son armement de bord. C'est un véhicule à roues 8x8. Il doit pouvoir être engagé, de nuit comme de jour, sous la menace des armes d'infanterie ou d'artillerie, en ambiance NBC tout en assurant la capacité à durer au personnel embarqué. Pour ce-là, il est armé d'une mitrailleuse 12,7 mm montée sur un tourelleau téléopéré et d'un canon de 25 mm positionné sur une tourelle monoplace. Les différentes versions reposent sur une architecture commune organisée sur la base d'une caisse en aluminium sur laquelle sont rapportées des plaques de sur-protection. Le poste de pilotage est situé à l'avant gauche. La motorisation est un dérivé de la gamme civile. Son autonomie est supérieure à 750 kilomètres. La chaîne de transmission est du type en "I" avec des ponts centraux. La liaison sol est assurée par 8 roues motrices indépendantes dotées d'un dispositif de variation de pression de gonflage (les 4 roues avant sont directrices) et de suspensions de type mixte (oléopneumatique et ressort). 

Caractéristiques numériques : hauteur : 3,22 m - longueur : 7,89 m - largeur : 2,98 m - masse : de 24 à 28 t (selon les versions et le niv

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commentaires

corine 01/12/2017 01:31

Je me nomme corine âgée de 32 ans j'habite dans le 59139 wattignies .
J'étais en relation avec mon homme il y a de cela 4 ans et tout allait bien entre nous deux puis à cause d'une autre femme il s'est séparé de moi depuis plus de 5 mois

. J'avais pris par tout les moyens pour essayer de le récupéré mais hélas ! je n'ai fais que gaspiller mes sous.Mais par la grâce de dieu l'une de mes amies avait eut

ce genre de problème et dont elle a eut satisfaction par le biais d'un ... nommé ishaou au premier abord lorsqu'elle m'avait parlé de ce puissant je croyais que

c’était encore rien que des gaspillages et pour cela j'avais des doutes et ne savais m'engager ou pas.

Mais au fur des jours vu ma situation elle insiste a ce que j'aille faire au moins la connaissance de ce puissant en question et c'est comme cela que je suis heureuse

aujourd'hui en vous parlant.c'est à dire mon homme en question était revenu en une durée de 7jours tout en s'excusant et jusqu'à aujourd'hui et me suggéré a ce qu'on

se marie le plus tot possible.je ne me plein même pas et nous nous aimons plus d'avantage. La bonne nouvelle est que actuellement je suis même enceinte de 2 mois.

Sincèrement je n'arrive pas a y Croire a mes yeux qu'il existe encore des personnes aussi terrible , sérieux et honnête dans ce monde, et il me la ramené, c'est un

miracle. Je ne sais pas de quelle magie il est doté mais tout s'est fait en moins d'une semaines.(pour tous vos petit problème de rupture amoureuses ou de divorce

,maladie ,la chance , les problèmes liés a votre personnes d'une manière, les maux de ventre, problème d'enfants, problème de blocage, attirance clientèle, problème du

travail ou d'une autres) Vous pouvez le contacter sur:

son adresse émail : maitreishaou@hotmail.com ou appelé le directement sur whatsapp numéro téléphone 00229 97 03 76 69

son site internet: www.grand-maitre-ishaou-13.webself.net

corine 24/10/2017 11:19

Je me nomme corine âgée de 32 ans j'habite dans le 59139 wattignies .
J'étais en relation avec mon homme il y a de cela 4 ans et tout allait bien entre nous deux puis à cause d'une autre femme il s'est séparé de moi depuis plus de 5 mois . J'avais pris par tout les moyens pour essayer de le récupéré mais hélas ! je n'ai fais que gaspiller mes sous.Mais par la grâce de dieu l'une de mes amies avait eut ce genre de problème et dont elle a eut satisfaction par le biais d'un ... nommé ishaou au premier abord lorsqu'elle m'avait parlé de ce puissant je croyais que c’était encore rien que des gaspillages et pour cela j'avais des doutes et ne savais m'engager ou pas.

Mais au fur des jours vu ma situation elle insiste a ce que j'aille faire au moins la connaissance de ce puissant en question et c'est comme cela que je suis heureuse aujourd'hui en vous parlant.c'est à dire mon homme en question était revenu en une durée de 7jours tout en s'excusant et jusqu'à aujourd'hui et me suggéré a ce qu'on se marie le plus tot possible.je ne me plein même pas et nous nous aimons plus d'avantage. La bonne nouvelle est que actuellement je suis même enceinte de 2 mois. Sincèrement je n'arrive pas a y Croire a mes yeux qu'il existe encore des personnes aussi terrible , sérieux et honnête dans ce monde, et il me la ramené, c'est un miracle. Je ne sais pas de quelle magie il est doté mais tout s'est fait en moins d'une semaines. Vous pouvez le contacter sur:

son adresse émail : maitreishaou@hotmail.com ou appelé le directement sur whatsapp numéro téléphone 00229 97 03 76 69

son site internet: www.grand-maitre-ishaou-13.webself.net

Céline 10/10/2017 15:12

Pour ceux qui Recherche Vrai Marabout Sans ne pas vous Faite Arnaquer par des Faux Soit disant GRAND Marabout

je suis Céline DUPAIN . j'ai 39 ans Mère de 2 Enfants ayant été plusieurs fois arnaqué par des faut malhonnête Soit disant marabout Sur le Net qui m'ont fait Perdu mon Boulot parce que j'ai Emprunter Beaucoup d'argent dans Mon Service pour leurs Envoyer et toujours sans Rien en Retour comme Satisfaction de ces Soit disant GRAND MARABOUT. j'ai perdu espoir car je voulait avoir un vrai marabout qui pourra me faire Revenir mon Mari;Au début sa n'allait plus bien avec mon Mari, il a demander le divorce et ensuite il à commencé une nouvelle vie avec une autre Femme que je Connait bien Encore. Avec tout ces problèmes j'ai perdu mon boulot;Et encore mon Mari ma quitter pour un Autre. J'ai fait la connaissance d'un Grand maître marabout Voyant appeler PAPA SORCIER ALOGNON j'ai connu ce Monsieur grâce a une Copine. Et Grâce a ce Marabout Voyant PAPA SORCIER ALOGNON Mon Mari est revenu a la maison après 3 Jours de Rituel faite avec ce PUISSANT VOYANT MEDIUM SORCIER PAPA ALOGNON, j'ai repris mon travail en et tout va bien grâce à une Puissante Bague de Haute Chance de la Vie qui ma été Offrir par ce PUISSANT SORCIER ALOGNON. Aujourd'hui ou je vous écris en ce Moment là toute est rentré dans l'ordre à Nouveaux dans ma Vie. Voici ces coordonnés Email:maraboutalognon@gmail.com

maraboutalognon@gmail.com

Tél:+22966427786

Merci et Bonne chance à vous aussi qui êtes dans le Besoin d'aide d'un Vrai Marabout Sans ne pas vous fait Arnaquer

maxime 16/03/2013 18:36

moi je me prénomme Maxime je suis en cote d'ivoire et j'ai 16ans je veux faire partie de la marine française comment je doit faite quart j'ai plus de parents en vie je suis orphelin de père et de
mère aide moi svp