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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 20:50

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Sommaire AVRIL 2013

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"Plus que Jamais"

« Le Soldat n’est pas un homme de violence. Il porte les armes et risque sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes. Son mérite est d’aller sans faillir au bout de sa parole tout en sachant qu’il est voué à l’oubli »

(Antoine de SAINT EXUPERY)

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Le Général BARRERA

et nos Soldats devant le VBCI Chamalieres au MALI

    

Editorial AVRIL 2013 :

En 2013: On Meurt pour ses Frères d’Armes, pour ses Copains de Groupes de combat, de Sections de Compagnie, On meurt pour la Patrie.

 

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Chers Abonnés,  

Chers Camarades d’Active et de Réserve,

Chers Amis,

Nous pouvons être fiers de nos Armées, qui après une projection éclair de 4000 Hommes au Mali ont rempli en coopération avec les armées Africaines, Tchadiennes et Maliennes  les trois temps de la Mission.

 

1 Arrêter l’offensive des Islamistes

 

2 Reprendre les villes et territoires occupés

 

3 Pourchasser dans le Nord l’ennemi, afin que ce territoire redevienne la Souveraineté du Mali.

 

Morts, Blessés ont été le prix à payer pour ce succès. Ne nous y trompons pas, tous les témoignages des combats révèlent une extrême violence, qui bien des fois s’est conclu par des combats extrêmement rapprochés rendant l’utilisation du pistolet automatique plus que nécessaire.

 

Aujourd’hui commencera le retrait symbolique de nos troupes pour un objectif de 2000 soldats en Septembre.

 

La guerre n’est pas terminée et le danger pour nos soldats est toujours présent.

 

En 2013, On meurt pour ses Frères d’Armes, pour ses copains de Groupes de combat, de Sections de Compagnie, On meurt pour la Patrie.

 

Continuons à soutenir nos troupes, à leur témoigner notre affection et notre reconnaissance. Vos courriers sont un vrai geste de considération.

 

Voila l’adresse

Capitaine Commandant la 4 eme compagnie ou la 1ere Compagnie du 92 RI

GTIA 2

SP 30 39700200 HUB Armée

 

Au retour de nos troupes et plus particulièrement pour les 400 Hommes du 92 Ri, et le Général Barrera, soyons présent en masse à la cérémonie de Dissolution du GTIA qui aura lieu à Clermont Ferrand.

Je ne manquerai pas de vous donner la date

 

Chamalieres sous l’impulsion de son Maire Louis Giscard d’Estaing a participé à l’envoi de colis pour les soldats du 92 Ri.

 

Nos Associations du Monde Combattant de Chamalières se mobilisent pour préparer le retour de nos soldats et leur apporter à eux et leurs familles l’aide et le soutien en témoignages de leur solidarité inter générationnelle.

 

Bien à Vous

Claude Barbin  Correspondant Défense, Conseiller Municipal de Chamalieres

 

 

 

 

 

 

 

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  • Chamalieres et Le Monde Combattant

  • L’intervention française au Mali
  • Nos Unités de Coeur avec la ville de Chamalieres

  • 92RI

  • 36F

  • France’s Louis Giscard d’Estaing running for office — in the U.S.

  • Lettre de L'ASAF

    Préserver notre armée d’excellence

     

  • France launches major offensive on Mali Islamists

  • Rappel des Objectifs de la Newsletter du Correspondant Défense.

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  • Chamalieres et Le Monde Combattant

  • J'ai eu le plaisir de participer avec notre Maire Louis Giscard d'Estaing à L'Assemblée générale de L'Association André Maginot à la maison des association de Chamalieres le samedi 23 Mars .

  • Cette Association par les mains de son Président Alain Jaubert à remis à notre municipalité un cheque de      pour participer à la refection du Monument au Morts du parc de Montjoly.J'ai partagé avec eux un chaleureux repas de cohésion.

  • Samedi 13 Avril je participerai à l'assemblée général de l'Association des anciens Militaires retraités et Conjoints au 28 Regiment de Transmission d'Issoire,invité par son President Mr Di Costanzo,afin de représenter notre Municipalité.

  • Le samedi 27 Avril à 11h30 l'Amicale des Anciens de la Légion Etrangere du Puy de Dome et Chamalieres vous convient à la céremonie du 150 Anniversaire du Combat de Camerone Place du Souvenir Quartier de Beaulieu.

  • Le samedi 27 Avril à 18h30Inauguration de l'Esplanade des Justes Parmi les Nations,à proximité du Musée de la résistance.

  • Le samedi 27 Avril  à 20h00 Journéé du Souvenir des Victimes de la Déportation,veillée au carrefour des Martyrs, avenue de Royat

 

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  • L’intervention française au Mali

 

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FRANCE / MALI - 

Article publié le : jeudi 28 mars 2013 - Dernière modification le : jeudi 28 mars 2013  

Reportage: avec le général Barrera, commandant de l'opération Serval

Brieffing Radio du Général Barrera

http://www.rfi.fr/afrique/20130328-mali-france-general-barrera-serval-operation

Le général Barrera (G) et un soldat français lors d'une patrouille dans le massif de Tigharghar au Mali, le 23 mars 2013.
Le général Barrera (G) et un soldat français lors d'une patrouille dans le massif de Tigharghar au Mali, le 23 mars 2013.
REUTERS/Francois Rihouay

Par RFI

Au Mali, la force Serval est dirigée par le général Bernard Barrera. Un personnage atypique, issu du terrain, de l’armée de terre. Un fin politique également, respecté en tout cas par ses soldats. Dans le massif du Tighraghar, patrouille avec le général Barrera, un adepte du «système D» dans une guerre moderne.

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Le général Barrera et ses hommes du régiment des «Bisons de Brive» sur les hauteurs du cirque de Tigharghar.
Photo RFI / Guillaume Thibault

"On leur a cassé la gueule parce qu'on a forcé le passage, on est passé par des zones où ils ne s'y attendaient pas, et on a réussi à les surprendre. On les casse les uns après les autres."

 

 

Mali: dans le massif de Tigharghar, les militaires français ratissent les caches d'Aqmi

 

Par Guillaume Thibault

http://www.rfi.fr/afrique/20130326-mali-massif-tigharghar-militaires-francais-ratissent-caches-aqmi

Au Mali, après un mois d’offensive et de fouilles, les militaires français estiment que le massif du Tigharghar, le fief d’Aqmi au sud de Tessalit, est quasiment fouillé dans sa totalité. Ces derniers jours, les recherches se sont concentrées sur des zones précises. Si l’ennemi reste invisible depuis la chute de la vallée d’Amettetaï, les découvertes d’armes et de munitions se multiplient. Dans la vallée du Tigharghar, reportage de notre envoyé spécial, qui a passé une semaine aux côtés des soldats français. « Ils ont les mêmes méthodes que nous, c’est une armée préparée », raconte un légionnaire.

«  Nous avons cassé les reins d’Aqmi ». Déclaration lundi du général Barrera, le commandant de l’opération Serval, alors qu’il visitait ses troupes. La grande offensive dans le massif du Tigharghar, qui a duré un mois, touche désormais à sa fin. Le fief d’Aqmi, c’est une chaîne de montagnes, une succession de quatre grandes vallées encaissées, une zone de 60 kilomètres sur 30 environ.

 

L’opération s’est déroulée du nord vers le sud, en plusieurs phases, vallée après vallée. Il y a eu la grande bataille de l’Amettetaï, il y a plus de deux semaines. Dix jours de combats intenses, parfois à moins de dix mètres. Une opération complexe, face à un ennemi très bien organisé. « Ils ont les mêmes méthodes que nous, c’est une armée préparée », nous a raconté un légionnaire. 

 

Autre analyse, celle d’un parachutiste : « Ce sont de très bons combattants au sol. A l’arme automatique, de très bons tireurs. L’ennemi avait en plus la maîtrise du terrain ». Un adversaire également fanatisé, prêt à aller jusqu'au bout. « Sur leurs radios, pour parler des Français, ils disaient : " les chiens sont là, il faut les attaquer " », explique un spécialiste des écoutes.

Un adversaire parfois drogué. Témoignage d’un soldat : « Certains ont pris des balles et pourtant, c’est comme s’ils ne sentaient rien, ils continuaient à combattre ». Les forces d’Aqmi n’avaient, en revanche, pas la maîtrise des armes lourdes, notamment des missiles sol-air pour viser les hélicoptères.

Au final, d’après le général Barrera, plus de 200 jihadistes ont été tués lors des combats. Depuis, les forces françaises et tchadiennes ont fouillé, « nettoyé » les autres secteurs, notamment la grande vallée de Terz ou nous étions. Lors de ces opérations, l’ennemi n’a jamais été vu, n’a jamais tenté de prendre à partie les forces françaises.

Un dispositif impressionnant et des conditions extrêmes

Le massif de Tigharghar, c’est le bout du monde, un isolement complet, un endroit invivable si l’on n’a pas accès aux points d’eau. « C’est en prenant les puits que nous avons gagné la bataille », explique un capitaine.

La première journée, les 130 légionnaires qui étaient avec nous ont parcouru 15 kilomètres entre 6 h du matin et 18 h. Une longue marche, difficile, à un rythme soutenu, avec la crainte systématique d'être repérés : « Ne traînez pas, nous ne devons jamais être à découvert », ordonnait à ses hommes un chef de section.

Une succession de collines de rocaille noire qui s’étend à perte de vue et qu'il faut franchir ; celles-ci sont entrecoupées d’oueds où l’on s’enfonce dans le sable. Partout, des pierres tranchantes, bouillantes. Les chaussures rangers attachées avec de la ficelle, un soldat raconte : « C’est pourtant solide. Nos chaussures résistaient en Afghanistan mais ici…ça ne tient pas. On a jamais vu ça ».

Les phases d’attente, lorsque le dispositif se met en place, sont également interminables. Soixante degrés au plus fort de la journée et des « sorcières », ces vents de sable tourbillonnants qui brûlent la peau. Malgré ces conditions, les soldats doivent avancer car toutes les capacités militaires sont en action en même temps. Il faut imaginer près de 2 000 soldats qui progressent en simultané : dans les airs, avions de chasse, drones et hélicoptères de combats, prêts à frapper ; au sol, des centaines de tanks, de blindés, des camions radios. Des mortiers prêts à faire feu. L’avancée se fait ensuite au sol, mètre par mètre, avec des soldats sur toutes les lignes de crêtes qui sécurisent ceux qui avancent au fond des oueds, notamment les hommes du génie chargés de trouver les mines et les caches.

Quantité de matériel et de munitions découverts

Dans l’oued où nous étions, les soldats du génie ont mis la main sur des ceintures de kamikazes, des obus de mortier, 100 kilos de nitrate, un engrais utilisé dans la confection de bombes artisanales.

« Nous avons trouvé un véritable arsenal. Tous types de munitions, de tous les calibres, des tonnes d’obus », explique le général Barrera. « On ne s’attendait pas à de telles quantités de matériel et autant d’astuces pour cacher tout ça », analyse l’un des chefs démineurs. « On regardait les collines, on ne voyait rien. Il faut être à un mètre pour voir la cache ». Ces munitions ont été soit détruites, car trop dangereuses à transporter, soit remises à l’armée malienne.

Les fouilles ont aussi été très précieuses pour les services de renseignements. Des documents, des passeports par dizaines, des listes de combattants, des disques durs et des ordinateurs ont été découverts et immédiatement analysés.

A Tessalit, c'est le soulagement

Pour les populations, l’arrivée des Français a été un grand soulagement. « Merci de nous rendre notre liberté, on a tellement souffert pendant un an », racontait un marchand croisé en brousse.

La fuite des jihadistes a permis aux habitants de réintégrer petit à petit Tessalit. Mais l’activité économique est extrêmement réduite car dans cette zone, toutes les denrées viennent d’Algérie, la fermeture de la frontière a cassé le commerce. Second problème : Tessalit n’est pas sécurisée. Les Français et les Tchadiens n’y vont pas et attendent que l’armée malienne reprenne possession de la ville. C’est aussi un souhait des habitants que nous avons vus. « Il est temps que Bamako se mette au travail, nous sommes coupés du monde ici. Quand est-ce que notre armée va venir ici ? », a demandé un doyen.

Difficile de répondre, de donner un calendrier. Pour le moment, le village de Tessalit est, selon nos informations, contrôlé par une vingtaine d’hommes du MNLA (le Mouvement national de libération de l'Azawad) qui ont installé des check-points au cœur du village.

Les combats au Mali

 

http://theatrum-belli.org/sous-le-feu-des-djihadistes-du-nord-mali-avec-les-legionnaires-francais-reportage-de-matthieu-mabin-france24/

 

 

2000 Photos "Opération Serval"

http://www.flickr.com/photos/theatrum-belli/sets/72157632507552964/

 

 

Voici quelques informations .
Mali. La Légion dans l'antre d’Aqmi.
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En s’emparant du sanctuaire des islamistes, les Français ont mis la main sur leur arsenal… et même sur leur potager dans la vallée de l’Ametettai.
Au premier plan, le poste de commandement français, surmonté d’une parabole satellite.
> Derrière, le potager planté par les hommes d’Aqmi.
> A l’arrière-plan, 3 hélicoptères Puma | Photo Alvaro Canovas.

> « Le caporal a été tué près de cette dune de sable. » Il est 10 heures du matin, le jeudi 7 mars, au cœur du massif des Iforas, dans le nord-est du Mali. Le soleil tape déjà si fort que Jean- Yves Le Drian doit placer la main en visière pour observer le point que désigne le colonel Desmeulles, commandant des légionnaires du 2e Rep. Il s’agit du piton de roche noire où le caporal-chef Cédric Charenton est mort, cinq jours plus tôt, au cours d’un des combats les plus violents auxquels l’armée française ait été confrontée ces dernières années.
>
> Le vent brûlant fait voler une poussière ocre et collante ; quand il accorde un répit, des nuées de mouches entrent en action. La température frôle déjà les 40 °C. « Vous considérez que la zone est sécurisée ? » demande le ministre de la Défense, qui a tombé la veste dès sa descente d’avion pour effectuer sa première visite sur le front. « Le génie est passé, tout est nettoyé », lui répond le colonel.
>
> Ils étaient 300 djihadistes à défendre cette vallée d’Ametettai. En quelques années, ils l’avaient méthodiquement transformée en forteresse. Les soldats français l’ont baptisée le « donjon ».
>

> En effet, depuis le début de leur intervention au Mali, à Tombouctou, à Gao ou à Kidal, c’était chaque fois le même scénario. L’ennemi quittait les lieux avant l’arrivée des soldats. Et, malgré les performances des systèmes de détection et d’écoute, ceux-ci finissaient par se demander où il pouvait bien se terrer. Le 19 février, des éléments de la brigade Serval sont accrochés lors d’une mission de reconnaissance à l’ouest de la vallée. Au bout de cinq heures et demie de combats intenses et malgré l’intervention en renfort des Forces spéciales, l’ennemi ne cède pas un pouce de terrain. Un soldat français et quelques dizaines de djihadistes perdent la vie au cours de l’assaut.
>
> Curieux ! Pourquoi vouloir se cramponner à un chaos de roches volcaniques de 60 kilomètres sur 90 au milieu du désert ? Les éclaireurs décrochent. Ils ont noté que cette zone, silencieuse jusqu’à présent, bruissait d’ondes électromagnétiques lors de l’accrochage. On a compté jusqu’à 40 téléphones portables activés d’un coup. Certaines communications remontent jusqu’à l’Europe. Après analyse des conversations, le général Barrera, qui commande la brigade Serval, acquiert la conviction que l’Ametettai est bien le sanctuaire des combattants d’Aqmi. En quelques jours, il met au point son plan de bataille. Le 26 février, les Français passent à l’attaque à l’ouest.
>

> Au même moment, 1 000 soldats tchadiens lancent l’assaut à l’est. L’ennemi est pris en tenaille mais ne recule pas. Un véhicule de l’avant blindé (VAB) saute sur une mine, son chauffeur est blessé. Les tirs fusent de toutes parts. Une balle vient se loger dans le casque d’un para qui en réchappe miraculeusement. En face, les djihadistes subissent des pertes mais résistent. Une heure après le commencement de l’assaut, le verrou qui protège l’entrée de la vallée n’a toujours pas cédé. Ils disposent de solides défenses, notamment des canons de 14.7 camouflés en haut des crêtes, des sortes de mini-bunkers avec vivres, eau et munitions, à la manière des Viêt-cong. A l’est, les Tchadiens piétinent aussi. Ils ont d’abord foncé bille en tête, mais les snipers d’Aqmi les ont cueillis avant qu’ils ne pénètrent dans la vallée : balles dans la tête à des distances de plus de 800 mètres !
>
> « On est allé chercher l’ennemi à la fourchette à escargot. On a même manqué de grenades »
>
>
> Vers 19 h 30, la situation s’aggrave, lorsque, par une manœuvre habile, les Groupements armés djihadistes (Gad) parviennent à couper en deux la colonne tchadienne et à en isoler une partie au fond d’un corridor. Du haut des crêtes, la partie de ball-trap commence. Le bilan est lourd : 26 soldats tchadiens tués, plus de 60 blessés. C’est alors que les paras et la Légion entrent en action. Par une manœuvre audacieuse, ils investissent à pied la vallée par le nord : 9 kilomètres de crapahute, avec 40 kilos sur le dos, pour parvenir en haut des crêtes. « Ils pensaient que l’Occidental allait se fatiguer, mais nous sommes arrivés à pied et ils ont craqué », explique le colonel Bertier, un des stratèges de l’opération.
>
> « On est allé les chercher à la fourchette à escargot », ajoute-t-il avec délice. On croirait entendre Bigeard. Comment ne pas penser ici au héros de Diên Biên Phu ? Le relief, semblable à l’Algérie dont la frontière n’est qu’à 50 kilomètres, la manœuvre des paras, la marche forcée, l’attaque par les hauteurs, l’ennemi qu’on surprend et le langage du colonel, c’est du pur Bigeard. Derrière ses petits yeux plissés, Bertier jubile de la comparaison. « Les tirs avaient lieu à 10 mètres, 3 mètres certaines fois, reprend-il. C’était presque du corps-à-corps. » La première crête conquise, on passe à la suivante. Chaque fois qu’un Groupement tactique interarmes (GTIA) est bloqué, dans les airs les hélicoptères Tigre se chargent de neutraliser la position ennemie. Sapeurs, chars, artillerie, transport, jusqu’à l’aviation de chasse puis le génie, toute la panoplie des armes françaises est utilisée dans l’opération. Mais, au final, c’est l’infanterie qui fait la différence, des hommes à pied, méthodiques, courageux, déterminés. L’ennemi profite de la moindre crevasse pour se planquer. A la fin, les soldats français manqueront même de grenades… 
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Par 40 °C à l’ombre avec 40 kilos sur le dos, les combats ont été harassants A 10 heures du matin, sous une chaleur à peine supportable, les hommes du PC transmission se tiennent informés des opérations en cours dans les vallées voisines. (Photo Alvaro Canovas)

> En progressant, ils vont de découverte en découverte : caches d’armes, garages camouflés pour réparer les pick-up, jusqu’à des postes de soins enterrés où gisent des cadavres dont certains ont été perfusés, avant que leurs camarades ne les abandonnent dans leur fuite. Côté tchadien, on a repris le dessus. Les hommes délogent un à un les djihadistes. Coriace, cet ennemi n’a pas peur de mourir et il a bien l’intention d’emporter un maximum de soldats avec lui. Acculé, un djihadiste déclenche sa ceinture d’explosifs sur des caisses à munitions. Pour leur dernier baroud, les combattants d’Aqmi avaient tout prévu, un solide système de défense mais aussi une logistique impressionnante pour assurer leur survie. S’ils ont choisi l’Ametettai, c’est que la vallée dispose d’eau toute l’année. Ici, l’expression « or bleu » prend tout son sens. Au bas du promontoire rocheux duquel le ministre de la Défense redescend pour s’adresser aux soldats et les féliciter, on trouve même un potager. Le jardinier d’Aqmi est un bien piètre cultivateur. Les rangs d’oignons ne sont pas droits. Certains plants de tomates poussent au milieu des allées.
>
> “Ils pensaient que l’Occidental se fatiguerait, mais nous sommes arrivés à pied, ils ont craqué”
>
>
> Le puits, en revanche, est assez sophistiqué. Dans cet univers de guerre, l’endroit bucolique redonne à l’ennemi un peu d’humanité. On l’imagine déambulant au milieu des oignons, arrosoir à la main, comme n’importe quel paysan de n’importe quel pays. « La Marseillaise » retentit. C’est Le Drian qui l’entonne, selon son habitude dès qu’il a fini de parler aux soldats. L’hymne est repris par la troupe, saccadé, façon Légion, une puissante respiration collective, à l’image du combat que les hommes viennent de mener, où l’individu ne tient que par et pour le groupe. Les visages sont maigres, creusés par la fatigue, les lèvres fendues, brûlées par le soleil, mais au fond des yeux brille une étincelle de fierté. « Je vous ai promis de la bière. Il y aura de la bière ! » lance le général Barrera à la fin de la cérémonie. « Est-ce qu’elle est fraîche ? » demande un légionnaire avec un roulement de « r » qui traduit une origine des pays de l’Est. Le drapeau tricolore claque au vent.
>
> Les oignons d’Aqmi frissonnent. Les armes des terroristes gisent dans la cour derrière le ministre. Les légionnaires défilent devant ces trophées en leur jetant un regard de mépris. On en a trouvé 16 tonnes dans le massif, dont trois canons russes de 122 millimètres, des mitrailleuses en pagaille, plus de 1 000 roquettes et grenades, 60 000 munitions, 1 500 obus, sans oublier des quantités de fils électriques et de détonateurs pour fabriquer des IED. Mais il n’y a pas que des armes parmi le butin récupéré dans l’Adrar. On trouve aussi des sacs de riz, des paquets de sucre, des bidons d’huile, des conserves, du lait en poudre et du thé vert de Chine.
>
> Pour la première fois depuis le début du conflit, on a fait des prisonniers.
>
>
> Et aussi une vieille malle noire en fer qui semble avoir voyagé longtemps. Sur son côté, peinte en blanc, Masjid al-Haram, la grande mosquée de La Mecque, surmontée d’un croissant de lune. Il y a deux mois à peine, les combattants d’Aqmi ambitionnaient, avec cet arsenal, de descendre sur Bamako et de soumettre l’intégralité du Mali à leur rêve de djihad. Dans le ciel, deux hélicoptères Tigre tournent en rond. La colonne vertébrale de l’ennemi a peut-être été brisée, mais celui-ci demeure, en petits groupes éparpillés dans le massif. Ces jours derniers, pour la première fois depuis le début du conflit, on a fait des prisonniers, une poignée pour l’instant, dont un Franco-Algérien de 38 ans, originaire de Grenoble, arrêté les armes à la main. La consigne n’est pas d’en ramener à tout prix. Au sud du massif, les Français et leurs alliés tchadiens ont repéré un groupe de combattants qui tentait de fuir à pied. Il a été « neutralisé » par les Tigre.
>
> « Ils ne peuvent pas aller loin ni tenir longtemps, reprend le colonel Bertier, car ils n’ont plus accès aux puits. Il faut terminer le boulot. Comme je vous disais, les chercher à la fourchette à escargot ! répète-t-il, fier de son expression. Ce sont mes origines bourguignonnes qui parlent ! » Ce travail ingrat, les Français vont le faire dans les semaines qui viennent. Nettoyer la zone pour ensuite la laisser à des soldats d’autres nations d’Afrique qui, comme prévu depuis le début de l’opération, doivent les remplacer. François Hollande a annoncé que les forces françaises commenceraient à se retirer au début du mois d’avril. Mais beaucoup reste à faire. Notamment du côté de l’armée malienne, qui est loin de pouvoir prendre la place des Français. Peu formée, incapable de planifier ou d’instruire ses cadres, elle manque de presque tout, faisant ce qu’elle peut avec des armes dont certaines remontent à la colonisation. Cette armée sait qu’elle est passée près du désastre lors de l’offensive des djihadistes. Elle accepte donc, de bon gré, la formation que vont lui apporter 196 instructeurs venus de 13 pays de la Communauté européenne. C’est peu, et cette formation sera longue. La mission européenne n’entrevoit une reconquête par l’armée malienne du Nord-Mali qu’en mai 2014…

RAPPEL L’intervention française au Mali

 

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Le Général de brigade Bernard Barrera

Actuel commandant de la 3e brigade mécanisée (3e BM) de Clermont-Ferrand, il dirige les forces du dispositif Serval et commande les forces terrestres déployées par la France sur le territoire malien.

La 3e BM, forte d'environ 5 000 militaires et civils ainsi que de 650 réservistes, est constituée de cinq formations principales qui sont toutes engagées dans Serval :
- Le 92e régiment d'infanterie à Clermont-Ferrand.
- Le 126e régiment d'infanterie à Brive-la-Gaillarde.
- Le 1er régiment d'infanterie de marine d'Angoulême.
- Le 68e régiment d'artillerie d'Afrique à la Valbonne.
- Le 31e régiment du génie à Castelsarrasin.

Le Général Barrera commande la composante terrestre au Mali, la composante Air étant commandée de N'Djamena.

Le commandement opératif se trouve lui à Dakar (EFS renforcés), il est confié au général de Saint-Quentin.

A Paris, le Général de corps d'armée Didier Castres dirige les opérations françaises à partir du CPCO, "sous la responsabilité du CEMA", qui reste le grand patron de toute la manoeuvre.

 

NOS UNITES DE COEUR AVEC CHAMALIERES

92 RI Régiment d'Auvergne La 4 eme CIE est Parrainnée par la Ville de Chamalieres

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Le 92ème RI de Clermont-Ferrand dans l'opération "Serval"

LA 1ere Compagnie et La 4 eme Compagnie, Compagnie parrainnée par la ville de Chamalieres  sont au Mali

 

450 militaires du 92ème Régiment d'Infanterie de Clermont-Ferrand sont au Mali sur le continent africain afin de participer à l'opération "Serval" dans laquelle l'armée française 

 

Mise à jour : 04/03/2013 20:57

Du 27 février au 2 mars 2013, en coordination avec les forces maliennes, le groupement tactique interarmes 2 (GTIA 2) a mené l’opération Doro à l’est de Gao, entre les villes de Djebok et Telatai.

 

Opération Serval : le GTIA 2 mène l’opération Doro

 

Commandé par le colonel Bert, chef de corps du 92erégiment d’infanterie (92eRI), le GTIA 2 a été appuyé par des éléments du groupement aéromobile (GAM), du génie et du détachement multi capteur (DET MUC) de la force Serval stationnés à Gao.

L’opération Doro, menée quotidiennement par les forces françaises, maliennes et africaines, a pour objectif de sécuriser le terrain, de rechercher et de détruire les groupes terroristes. Dans la région de Gao, les groupes terroristes continuent d’alimenter un climat d’insécurité.

Dans la nuit du 27 février, le GTIA 2 a mené une infiltration vers la zone identifiée co

 

mme un foyer terroriste jusqu’au village d’Imenas, à une soixantaine de km de Gao. Les groupes armés terroristes ont tenté de résister à l’action de nos forces, mais ils ont été obligés de rompre le contact sous la pression des VBCI et des hélicoptères du GAM. Plus tard, plusieurs groupes armés ont rejoint les abords du village d’Imenas et ont harcelé toute la journée du 1er mars les positions tenues par le détachement français, alors que ces derniers formaient un cordon de sécurité permettant aux FAMA de fouiller le village. La riposte des militaires français, appuyés par les hélicoptères du GAM et par un Mirage 2000 D, a permis de neutraliser une quarantaine de terroristes, de détruire un véhicule de transport de troupes BTR 60 et 3 pick-up.

Par ailleurs, deux IED ont été relevés les 1er et 2 mars, sur la route de Djebok. Les équipes EOD les ont neutralisés et sont restées prêtes à intervenir rapidement (Quick response force - QRF) pour déjouer ces pièges et permettre au GTIA 2 de poursuivre son action.

 

Sources : EMA

Opération Serval : 92 RI point de situation du 14 février 18h au 18 février 18h

 

  Opération Serval Mali Février 2013

Les opérations aériennes se sont poursuivies en particulier dans la région de Bourem avec près de 85 sorties. Une quinzaine a été dédiée aux frappes aériennes et a permis la destruction, entre autres, de plusieurs dépôts de munitions des groupes terroristes. Un peu plus d’une trentaine a été consacrée au transport stratégique de nos forces et nos matériels, et le reste au soutien des opérations.

Pour rappel, le dispositif air de l’opération Serval comprend 6 Rafale, 6 Mirage 2000D, 2 Mirage F1CR, 4 avions ravitailleurs, des drones Harfang, des C160, C130 et CN235 qui opèrent depuis Bamako, Ndjamena, Niamey, Dakar ou encore Abidjan.

Opération Serval du 14 février 18h au 18 février 18h 

 

Au sol, l’opération Serval poursuit sa phase de sécurisation tout en mettant en œuvre des opérations visant à désorganiser les groupes terroristes. Ainsi, après la prise de Tessalit la semaine dernière, les soldats français en soutien des forces armées maliennes et en collaboration avec les militaires nigériens des forces africaines ont atteint la ville de Bourem.

 

Opération Serval du 14 février 18h au 18 février 18h 

 

Entre le 14 et le 18 février, le GTIA 2 (92ème RI), appuyé par le GAM et en soutien des FAM a lancé un raid blindé à partir de Gao vers la ville d’Almoustarat au nord, avant de rejoindre la région de Bourem plus au sud. La reconnaissance de cette zone a permis la fouille de plusieurs villages situés sur ces axes par les forces armées maliennes.
Cette étroite coordination a notamment permis la récupération puis la neutralisation de 3 BM21 et un canon laissés par les groupes terroristes.

Simultanément, des soldats français, maliens et nigériens ont sécurisé l’accès à la ville de Gao, face au nord, afin d’éviter de nouvelles infiltrations mais aussi des exfiltrations des groupes terroristes depuis la région de Bourem.

 

Opération Serval du 14 février 18h au 18 février 18h 

 

 

Le 16 février en début d’après-midi, l’ensemble des éléments s’est déployé à hauteur de Bourem. Le GTIA 2 s’est déployé aux abords de la ville afin d’en sécuriser les accès alors que les forces armées maliennes ont repris le contrôle de la localité. Leur arrivée a été saluée par la population.

Près de 150 soldats maliens sont désormais installés dans la ville de Bourem. Le 17 février 2013, les éléments ont repris leur progression en direction de Gao. A plusieurs reprises des éléments ennemis ont été aperçus mais ils n’ont pas engagés le combat.

Parallèlement, les forces africaines poursuivent leur montée en puissance avec désormais près de 5250 soldats sur le sol Malien. Les contingents togolais, sénégalais, béninois, ghanéen et tchadiens ont vu leurs effectifs accroitre ces derniers jours et devraient poursuivre leur déploiement sur le terrain.

Enfin, le 18 février 2013, le Conseil de l’Union Européenne a officiellement lancé la mission EUTM MALI visant à apporter un soutien à la formation et à la réorganisation des forces armées maliennes.

Un élément précurseur, sous les ordres du colonel Heluin, est arrivé à Bamako le 8 février et commencera à s’acquitter des tâches d’expertise et de conseil dans les jours qui viennent.  Les instructeurs militaires devraient être déployés avant la fin du mois de mars.

Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense

NOS UNITES DE COEUR AVEC CHAMALIERES

   36 F Flotille de l'Aéronaval Marrainnée par la ville de Chamalieres

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CC Jean Baptiste Allard
36F / CDT

 

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  La flottille 36 F sera représenté par son commandant pour le 150 éme
anniversaire de Camerone, ce samedi 27 avril à 11H30 Place du souvenir.

Deux hélicos panther doivent atterrir à Chamalières pour 14H le mardi 7 mai à Chatrousse pour visite commentée aux enfants et aux plus grands...

 
Participation d'un piquet d'honneur avec la Preparation Militaire Marine  au Monument de Montjoly à 19H00 pour la cérémonie de la fin de la seconde Guerre Mondiale.

Changement de Pacha en juin. CC JB Allard sera remplacé par son second

 

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France’s Louis Giscard d’Estaing running for office — in the U.S.

By Jason Horowitz,March 28, 2013

  • Louis Giscard dEstaing is in the United States gathering support to become the representative of U.S. expatriates in France.

Louis Giscard dEstaing is in the United States gathering support to become… (Sarah L. Voisin/The Washington…)

Louis Giscard d’Estaing, a former two-term deputy representing Puy-de-Dôme in the Assemblée Nationale, mayor of Chamalières and son of former French president Valéry Giscard d’Estaing, kicked off his latest campaign Tuesday afternoon. In Bethesda.

 

 

 

Flanked by two 20-year-old campaign volunteers in European knotted scarves and sharp fitted suits, Giscard, the newly declared candidate to represent French expatriates in North America, stepped out of a black Chevy Suburban at the Lycée Rochambeau French International School off Beach Drive. He had sunglasses tucked in the breast pocket of his checked blue suit, black tufts fringing his bald dome and campaign talking points ready for the political power broker in the headmistress’s office.

 

 

“It’s going to be interesting to see if it really works out,” he said with an accent and a shrug.

 

 

France last year joined Italy, Angola, Cape Verde, the Dominican Republic and about a dozen other nations in allowing “représentation sans habitation.” The 54-year-old political scion is running for one of the 11 parliamentary seats (out of 577) created last year to represent French citizens in foreign districts, each drawn to include about 150,000 voters. The North American constituency includes Canada and the United States. Great Britain is so full of Frenchmen that it warrants its own district. By contrast, one deputy will represent all of Asia, Russia and Australia. Constituency services could prove difficult.

 

 

America is far from foreign to Giscard. His late wife was American, he speaks fluent English, and he has a son with dual citizenship. Nevertheless, the strangeness of campaigning in a strange land is not lost on him.

 

 

“It’s outside France,” it’s a special election, “and the community is scattered over a huge territory in two countries,” he said. “It’s different.”

 

 

Campaigning stateside is also something, he said, that he had not foreseen. Last year, he lost his election in the region of Auvergne. (“Louis Giscard d’Estaing perd le fief familial,” read a headline in the news magazine Le Point). But then he caught a break. Last month, the Constitutional Council of France, on which his father sits, unseated the North American district’s first representative, Corinne Narassiguin, a Socialist and 13-year-resident of New York, for improperly opening campaign bank accounts in the United States. It also barred her from public office for one year. (“My father wasn’t there that day,” Giscard noted in his defense.) The ruling opened an opportunity for Giscard, who said he started receiving e-mails from French members of the Union for a Popular Movement Party in North America imploring him to run.

 

 

Giscard had left the party after the disastrous rightward lurch of its leader, President Nicholas Sarkozy. He helped found a new party and will now challenge Frédéric Lefebvre, a former junior minister and Sarkozy ally, of whom Giscard does not think highly. (He recalled a trip to the Pentagon and meeting a famously antagonistic Defense undersecretary. “Douglas Feith? He’s that kind of character.”)

 

 

Last week, Giscard vi

sited Montreal, which, after New York, has the highest concentration of French citizens in North America, to test whether he had sufficient support. He squeezed in a campaign swing through Washington to woo the area’s 9,000 voters, who will probably cast ballots in May.

 

 

Walking behind his two skinny-tied volunteers, one of whom asked not to be named (“I’m a staffer on the Hill,” the young man explained, proudly), he opened a door at the Lycée reading “escaliers” and climbed the stairs to the headmistress’s office. He sat at the head of a table under an abstract map of the United States. Catherine Lévy-Silveira opened a notepad filled with graph paper.

 

“You know the context for which I’m here,” he said. “I’m the future candidate.”

 

He spoke about how well he had come to know America in his capacity as a marketing executive for Moet Hennessy in New York in the 1980s (“For a year and a half, I traveled around the United States extensively. In the California Napa Valley and the Simi Valley.”) They discussed education policy and struck up a promising conversation about Saint-Nectaire cheese from the Auvergne region, which he represented and where she had worked.

 

“Right in the middle of France,” he said.

 

 

Lettre de l’ASAF 13/04
« Ne pas subir »
(Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

 

Préserver notre armée d’excellence

 

Une institution de référence.

Alors que la situation économique et financière de la France se dégrade, que la cohésion nationale s’effrite et que le doute ronge les esprits, l’armée, malgré les multiples réductions budgétaires dont elle a été l’objet depuis des décennies, apparaît comme une des rares institutions dans lesquelles les Français ont confiance.

Son efficacité dans la conduite des opérations, la loyauté dont elle fait preuve et le sens de l’intérêt national qui l’anime tranchent avec le sentiment d’impuissance que donnent trop souvent les institutions civiles dans la mise en œuvre des indispensables réformes de l’Etat. L’armée constitue aujourd’hui, pour nombre de Français, une référence.

 

L’impact de Serval.

L’opération Serval au Mali, remarquablement conçue, conduite et exécutée par nos forces, vaut à notre pays une considération inhabituelle et lui donne une crédibilité dont il avait bien besoin, tant de la part des pays africains que de nos alliés - notamment américains et britanniques - et de la plupart des autres pays étrangers.

L’armée française a non seulement évité aux 6 000 Français de Bamako de devenir les otages des groupes islamistes terroristes, mais elle a redonné à notre diplomatie sa capacité d’agir dans notre zone d’intérêt stratégique.

Le succès actuel de nos armes donne aux Français le sentiment d’une légitime fierté compte tenu de la complexité d’une opération qui se déroule à plus de 4 500 kms de la métropole et qui associe à nos forces celles d’une dizaine d’armées africaines ainsi que le soutien d’autant d’armées alliés.

L’efficacité de l’armée reconnue par les Français.

Nos compatriotes ont pu vérifier comment, sur un très court préavis, les armées ont su monter en puissance, être projetées en zone inconnue et être engagées avec succès face à un adversaire islamiste fanatisé et connaissant très bien le terrain.

Ils ont découvert, pour la plupart, la compétence et la remarquable organisation des états-majors, le courage et le haut niveau d’entraînement des unités et des équipages. Ils ont pu mesurer l’extraordinaire réactivité opérationnelle des hommes et des femmes qui servent les armes de la France.

 

Prise de conscience.

Mais les Français ont aussi découvert la vétusté de nombreux matériels et nos lacunes notamment dans le domaine du transport aérien stratégique. Par ailleurs, ils ont conscience que la menace islamiste terroriste, qui touche aujourd’hui le Mali, concernera demain la France et l’Europe si nous ne la combattons pas dès maintenant avec détermination.

Aussi ne faut-il pas s’étonner que dans un récent sondage - sur lequel le ministère de la Défense ne souhaite pas communiquer - 2/3 de nos compatriotes se prononcent pour le maintien ou l’accroissement de notre effort de Défense et que 90% estiment que la France doit rester une grande puissance militaire.

 

Les attentes des Français.

Les Français savent que les armées ont déjà largement contribué au redressement des finances publiques, puisque l’effort de défense a été divisé par deux en 30 ans ; ils constatent que leur armée ne possède déjà plus certaines capacités essentielles et que nombre de ses matériels doivent être renouvelés. Ils ne veulent plus, même en cette période de rigueur, que le budget de la Défense soit réduit d’une façon ou d’une autre.
En revanche, ils demandent aux autres ministères, notamment non régaliens, aux collectivités territoriales et agences publiques, dont la gabegie est régulièrement dénoncée par la Cour des comptes et certains médias, de fournir les efforts qu’ils n’ont pas encore faits.

Alors que la dépense publique représente 56% du produit intérieur brut (PIB), les Français n’attendent donc plus d’économies sur le 1,5% consacré à la Défense mais sur les 54,5% restant. Ils ont parfaitement compris que réduire la Défense affaiblit la France.

 

Les armées, un atout contre la crise.

Les armées constituent en fait un recours contre la grave crise que traverse notre pays.

Les valeurs que les soldats cultivent pour affronter les situations de guerre peuvent inspirer tous les Français qui affrontent la crise : maîtrise de soi, courage et solidarité.

Par ailleurs, les investissements réalisés dans les équipements militaires de haute technologie permettent à notre pays de conserver sa souveraineté, de renforcer son outil industriel, de faire bénéficier l’industrie civile des innovations militaires et d’accroître nos exportations.

Enfin, le maintien des effectifs des armées permet directement de disposer des capacités nécessaires pour remplir avec succès les missions qui leur reviennent et indirectement de participer à l’effort d’éducation , de formation et d’intégration des jeunes Français dans la société française.

 

« …Être aujourd'hui militaire suppose donc une formation d'excellence. C'est pourquoi je souhaite que beaucoup de jeunes en France s'engagent et qu'ils trouvent à travers cette expérience professionnelle le sens de l'effort, du courage, de la pugnacité, de la persévérance, mais aussi de la formation qui leur permettra plus tard d'exercer des métiers civils. » (François Hollande - vœux aux armées - Olivet le 9 janvier 2013)

 

Le 28 mars, le chef de l’Etat, chef des armées, s’est engagé à préserver le volume du budget affecté à la Défense. Il importe d’être désormais vigilant sur l’interprétation exacte des termes employés, en particulier dans l’esprit de Bercy ! D’ores et déjà, il apparaît que de nouvelles réductions d’effectifs et d’équipements seraient envisagées pour notre armée d’excellence…

 LA REDACTION de l’ASAF (www.asafrance.fr)

 

Yesterday, 15:37 0

France launches major offensive on Mali Islamists

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French soldiers in Gao, Mali

Photo: EPA

A French force of 1,000 soldiers has begun a sweep of a river valley thought to be a logistics base for armed Islamists near the Malian city of Gao, an AFP journalist accompanying the mission said.

 Operation Gustav, one of France's largest actions since its intervention against insurgents in January, will involve dozens of tanks, helicopters, drones and airplanes, said General Bernard Barrera, commander of the French land forces in Mali.

 Malian military operations almost over

 The military forces of Chad together, with a contingent of French and West African countries’ forces are involved in anti-terrorist operations in Mali, and have said that northern Kidal and mountainous Adrar-Ifoghas regions have been cleared of militants and extremist groups and are under the control of security forces.

 According to the army command, the operations in northern Mali can be considered finished.

 French anti-terrorist operations in Mali began on January 11, 2013.

 Since then Malian soldiers, supported by French and African forces, have been able to liberate key cities in the north of the republic from Islamists, namely Gao, Timbuktu and Kidal. However, extremist groups continue to periodically arrange attacks is areas they have previously abandoned.

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